Escapade à bord du Mazda CX-9 2017

Escapade à bord du Mazda CX-9 2017

 Jesse Caron et sa famille mettent à l’épreuve le Mazda CX-9 lors d’un road trip estival de 11 000 km.

Bilan final

Nous répétons souvent qu’une fourgonnette constitue le véhicule idéal pour les familles. Mais le public n’en a que pour les VUS, et ce sont les modèles intermédiaires à sept places qui se rapprochent le plus de la minivan. Voilà pourquoi nous avons opté pour un modèle de ce type, le Mazda CX-9, afin de traverser le Canada en auto avec la petite famille l’été dernier. Peut-on rêver d’une meilleure occasion de tester à fond un véhicule en parcourant, en trois semaines, plus de la moitié du kilométrage annuel moyen d’un automobiliste canadien? Voici nos constats en cinq points.

 

Puissance et frugalité

Dans une catégorie où les moteurs V6 dominent encore largement, le quatre cylindres turbo du CX-9 fait bande à part. Ses 227 chevaux (250 avec de l’essence super) sont bien ordinaires, mais son couple de 310 livres-pied sauve la mise, un peu comme pour un moteur diesel. Tant pour s’engager sur la route Transcanadienne dans les Prairies (limite de 110 km/h, pas de viaduc!) que pour dépasser un ou deux semi-remorques dans le nord de l’Ontario, la puissance est au rendez-vous. Et grâce au turbocompresseur, l’altitude des Rocheuses ne sape aucunement la vigueur de la mécanique. La plus belle surprise vient de la consommation : 9,2 L/100 km pour un véhicule de cette taille, lourdement chargé et parfois fortement sollicité, c’est exceptionnel – et inférieur à ce que donnent plusieurs VUS compacts en conduite réelle. Impressionnant!

 

Silence au menu

Mazda a retranché 130 kg au CX-9 à quatre roues motrices lors de la refonte de 2016, ce qui lui a permis d’intégrer 24 kg de matériaux insonorisants additionnels sous le plancher. Résultat : un silence de roulement remarquable à vitesse de croisière, même sur un revêtement rugueux comme celui des routes rurales de la Saskatchewan. Comme le moteur visite rarement les hauts régimes, il s’avère également discret dans presque toutes les situations. Même le vent glisse sans siffler autour des montants du pare-brise, ce qui témoigne d’un souci évident pour l’aérodynamique.

 

Comportement routier impeccable

Les ingénieurs de Mazda sont passés maîtres dans l’art de régler une suspension. C’est cet équilibre précis entre la tenue de route et le confort qui les rend si agréables à conduire, de la diminutive MX-5 au volumineux CX-9. Notre monture s’est révélée aussi solide, stable et aiguisée sur les plaines du Manitoba que dans l’exigeant Crowsnest Pass, qui relie le sud de la Colombie-Britannique et de l’Alberta par de magnifiques cols montagneux. Les freins manquent toutefois de mordant et ils résistent mal à la chaleur : les disques de notre exemplaire ont vite commencé à vibrer, surtout en pente.

 

Habitacle somptueux, mais restreint

Mazda a décoré le CX-9 avec goût à l’intérieur : cuir souple, teintes bien agencées, aluminium brossé, surfaces laquées, écran tactile clair et bien disposé. Notre exemplaire montrait toutefois plusieurs rayures à la fin de notre périple... ainsi qu’un creux permanent dans l’accoudoir généreusement rembourré de la porte du conducteur! La pire faute de l’habitacle a cependant trait à la position de conduite. La console centrale très haute et large renforce peut-être la notion de « poste de pilotage » chère à Mazda, mais quand on passe trois semaines à s’y frotter le genou, ça ne passe pas. Combiné avec le manque d’espace pour le pied gauche, cet élément mérite une attention particulière des personnes de grande taille.

 

Détails agaçants

Le CX-9 déborde d’attraits à plusieurs égards, mais un certain nombre d’irritants ressortent lorsqu’on y vit (ou presque) pendant trois semaines.

  • Le hayon électrique ne s’élève pas assez haut : on s’y heurte souvent la tête même en mesurant moins de 1,82 m (6 pieds).
  • L’angle du coussin du siège du conducteur est fixe, alors qu’on peut l’ajuster dans un CX-5 (moins cher).
  • La partie arrière inclinée limite la capacité de chargement et invite à la prudence pour éviter d’endommager les bagages ou le hayon lui-même.
  • Le climatiseur arrière ne se règle pas qu’à partir de la seconde rangée, ce qui n’a rien de pratique lorsque les occupants arrière sont de jeunes enfants.

Le voyage en chiffres

10 914 km

997 litres d’essence ordinaire

9,17 L/100 km

10 parcs nationaux

18 chambres ou tentes équipées

Prix: 37 495 $ à 52 295 $

Moteur: 4 cyl. de 2,5 L turbo à injection directe (227 ch)

Boîte de vitesses: automatique à 6 rapports, mode manuel

Train de roulement: traction intégrale 

Après 11 000 km…

Notre expert auto a traversé le Canada, à bord de la Mazda CX-9 afin de la mettre à l'épreuve. Écoutez le bilan de l'expérience et ce qu'il a pensé des performances du véhicule.

Après presque 7000 km…

Au parc national des Prairies, au sud de la Saskatchewan, Jesse Caron fait le point sur le Mazda CX-9. Pour lui, c’est un véhicule imperturbable dans toutes les conditions routières, confortable et très économique, mais dont la position de conduite pourrait être améliorée.

Présentation et premières impressions

Au parc national du Mont-Riding, au Manitoba, Jesse Caron explique pourquoi il a décidé de traverser le Canada à bord du Mazda CX-9.

Il transmet aussi ses premiers constats sur le véhicule.



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