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Essai routier

HYUNDAI Kona 2026

Une petite dose de piquant dans une catégorie bien tranquille

10 avril 2026

L'essentiel à retenir

Points positifs

  • Moteur turbo bien adapté (N Line)
  • Version électrique plus abordable qu’on le pense
  • Espace intérieur compétitif
  • Commandes quasi exemplaires
  • Confort de roulement honnête

Points négatifs

  • Position de conduite discutable
  • Visibilité arrière insuffisante
  • Finition légère
  • Transmission parfois lente (N Line)
  • Fiabilité incertaine

Survol

Bon an mal an, la seconde génération du Kona vient déjà d’entamer son troisième millésime en 2026. Considérablement agrandi et raffiné par rapport au modèle originel, le Kona actuel se distingue des autres VUS sous-compacts par un intéressant choix de motorisations.

Deux options à essence

Le cœur de la gamme s’articule autour d’un quatre cylindres de 2 litres jumelé avec une transmission à variation continue. S’il est une configuration courante dans la catégorie, c’est bien elle, puisqu’elle équipe aussi les Honda HR-V, Nissan Kicks et Toyota Corolla Cross, ainsi que le Kia Seltos, proche cousin du Kona.

Hyundai se démarque cependant de plusieurs concurrents en proposant une option vitaminée sous le capot. Avec les 190 chevaux de son moteur de 1,6 litre turbo, le Kona N Line fait le pont entre les Subaru Crosstrek et Volkswagen Taos, les plus puissants des modèles «standards», et le Mazda CX-30 GT Turbo, dont les 227 chevaux fournis avec de l’essence ordinaire éclipsent la cavalerie de plusieurs VUS compacts.

Plus puissant, plus cher

Opter pour ce moteur turbocompressé fait grimper l’étiquette à 39 548$ (transport, préparation et frais du concessionnaire compris). C’est 3000$ de plus que pour un Kona Preferred à traction intégrale avec ensemble Trend, muni d’un équipement semblable.

Près de 40 000$ pour un multisegment sous-compact, ce n’est pas donné… Mais plusieurs rivaux dépassent ce seuil sans offrir autant de fougue que le Kona N Line. À l’extrémité inférieure de la gamme, Hyundai reste parmi les rares constructeurs qui proposent encore une version à traction sous la barre des 30 000$.

Une exclusivité électrique? Plus maintenant!

Jusqu’à la fin de 2025, il était d’ailleurs le seul à commercialiser un modèle 100% électrique dans le créneau du Kona. La renaissance de la Chevrolet Bolt pour l’année-modèle 2027 vient un peu changer la donne, de même que le maquillage en petit VUS de la Nissan Leaf redessinée.

Le retour d’une remise fédérale de 5000$ et la hausse soudaine du prix de l’essence, en mars 2026, ont ravivé l’intérêt pour les véhicules électriques de tout acabit. Même s’il n’est pas né de la dernière pluie, le Kona branchable mérite assurément un coup d’œil si vous avez besoin de remplacer une auto en fin de vie (ou simplement en fin de bail!).

Consultez la section Évaluation pour savoir pourquoi. Découvrez-y également les impressions de conduite de nos experts sur le Kona N Line à essence qu’ils ont essayé en janvier 2026.

Verdict

Selon les données du magazine AutoMédia, le Kona a trôné assez confortablement en tête de sa catégorie au chapitre des ventes québécoises en 2025. Notre essai de la variante N-Line a mis en lumière quelques raisons de ce succès.

Pratique et assoupli

Le Kona rivalise maintenant sans peine avec la moyenne des VUS sous-compacts en matière d’espace, puisque Hyundai l’a considérablement agrandi en 2024. Cet aspect pratique se combine avec des écrans logiques et une multitude de commandes traditionnelles pour créer un environnement à la fois convivial et moderne.

Sur la route, le Kona fait le pont entre le confort d’un Subaru Crosstrek et la vivacité d’un Mazda CX-30. Il a perdu le petit côté incisif en virage de la première génération, mais il compense par un roulement plus souple et un peu plus silencieux qu’avant. Certains concurrents proposent toutefois un meilleur raffinement global.

Choisir le bon moteur

À défaut de transformer le véhicule en fusée, le moteur turbo rend la variante N Line plus vivante que les autres sans imposer de réel supplément à la pompe. En revanche, le quatre cylindres de base accélère de façon plus linéaire et coûtera moins cher d’entretien en vieillissant.

Il faudra toutefois surveiller la fiabilité de cette dernière motorisation ainsi que des accessoires électriques: selon les données de Consumer Reports, elle semble se détériorer considérablement après la fin de la garantie. Les cas de remplacement de moteur sont d’ailleurs bien présents, ici même au Québec, selon les forums que nous avons consultés.

Évaluation

Le (petit) piquant passe par le turbo

Le moteur de 1,6 litre turbo de la version N Line ajoute 43 chevaux et, surtout, 63 livres-pied de couple par rapport au moteur de 2 litres des Essential et Preferred. Ce surcroît de puissance apporte ce qui manque à plusieurs multisegments sous-compacts (y compris les autres Kona à essence): de l’aisance.

On le ressent surtout en entrant sur l’autoroute, au moment de dépasser sur une route secondaire ou lorsqu’on roule en terrain montagneux. Vous n’arracherez quand même pas l’asphalte en partant d’un feu de circulation, notamment en raison du temps de réponse notable du turbocompresseur.

La réaction parfois tardive de la transmission amplifie cet effet, mais cette dernière demeure plus fluide que la boîte à double embrayage de l’ancienne génération du Kona suralimenté.

Si vous conduisez surtout en ville et en banlieue, le moteur de base fera amplement l’affaire et vous permettra de belles économies à l’achat. Son avantage de consommation de 0,4L/100km, selon Ressources naturelles Canada, s’avère cependant négligeable.

Un certain virage confort

Notre essai du Kona s’est déroulé en plein mois de janvier 2026, alors qu’un redoux suivi de températures glaciales a prématurément creusé de profonds nids-de-poule dans le sud du Québec. Nous avons emprunté la rue Notre-Dame pour nous rendre au Salon de l’auto de Montréal, et nous sommes encore surpris de ne pas y avoir crevé l’un des pneus de 19 pouces à profil très bas de la série N Line!

Cette situation nous a toutefois permis de confirmer ce que nous avions échantillonné au lancement du Kona redessiné, à l’automne 2023: Hyundai a réellement bonifié le confort de la suspension pour cette seconde génération de son VUS sous-compact.

Difficile de ne pas sentir les cahots quand il y en a autant et que de si minces bandes de caoutchouc nous en séparent. Tout de même, le véhicule en filtre bon nombre sans faire tressauter les occupants outre mesure. Les mouvements latéraux de la carrosserie restent aussi bien maîtrisés.

Un virage négocié avec entrain ne déstabilise pas non plus le Kona. On prend même un certain plaisir à l’y inscrire, grâce à une direction assez précise, quoique peu bavarde sur la texture de la chaussée. Le freinage répond sans délai ni bavure.

Évidemment, les pneus larges et les grandes jantes de la variante N Line aiguisent son comportement routier par rapport à celui des autres versions.

Un habitacle simple et contemporain à la fois, c’est possible

Le tableau de bord du Kona rassemble dans un long rectangle les écrans de l’instrumentation et du système multimédia, chacun de 12,3 pouces, pour donner l’impression qu’ils ne font qu’un. Certes très tendance, cet agencement a cependant le défaut de dissimuler le haut des instruments derrière la jante du volant.

Sauf pour cette omission, courante dans sa gamme, Hyundai a pris soin de concilier une bonne ergonomie avec le style techno. Deux séries bien distinctes de vrais boutons commandent, d’une part, les fonctions multimédia courantes, et de l’autre, tous les aspects de la ventilation.

Les versions Essential et Preferred comprennent un levier de vitesses traditionnel. Le sélecteur électronique monté sur la colonne de direction des variantes N Line et Électrique nécessite un peu d’adaptation, mais il libère beaucoup d’espace de rangement au centre. De plus, il cohabite sainement avec le levier des essuie-glaces à droite du volant plutôt que de le remplacer, comme dans plusieurs véhicules GM, par exemple.

Quelques compromis sur le confort

Comparativement à l’Elantra, le Kona est juste assez surélevé pour faciliter l’accès à l’habitacle, qui s’avère assez logeable pour quatre personnes de taille moyenne. Il impose cependant une position de conduite étrangement haute pour un utilitaire de son format, jumelée avec une assise trop courte pour les personnes de grande taille.

En revanche, sa console beaucoup plus dégagée que celle de l’Elantra évite qu’on s’y frotte le genou durant les longs trajets. Bonne chose, puisque le faible espace pour le pied droit lorsqu’on utilise le régulateur de vitesse force à écarter les jambes plus que de raison. Cette position de conduite agaçante et la visibilité médiocre vers les flancs arrière constituent les principales faiblesses de cette cabine.

Certains détails comme la surabondance de plastique dur – jusque sur les accoudoirs – et le tapis de coffre excessivement mince dénotent que le constructeur a dû couper quelque part pour fournir écrans, gadgets et assistance à la conduite en équipement de série.

Une option électrique tentante

Théoriquement, l’électrification du Kona ajoute entre 9000$ et 15 000$ à la facture d’un modèle à essence équipé de façon semblable.

Au moment d’écrire cet article, à la fin mars 2026, les rabais combinés du constructeur et des gouvernements réduisaient toutefois l’écart à quelque 6000$ entre deux variantes Preferred à traction, et presque à néant entre un Kona électrique et un Kona N Line munis de l’ensemble Ultimate.

Bien sûr, le modèle N Line conserve l’avantage de la traction intégrale, que Hyundai n’offre pas dans la variante électrique. Tout de même, il y a de quoi réfléchir sérieusement, sachant qu’il en coûte environ 2$ pour parcourir 100km avec un Kona électrique branché sur une borne domestique, contre plus de 16$ avec un N Line rempli à 1,80$ le litre.

Caractéristiques de sécurité

  • Freins antiblocage avec répartition électronique de la puissance et assistance au freinage d’urgence
  • Régulateur de stabilité avec système antipatinage
  • Coussins gonflables frontaux
  • Coussins gonflables latéraux avant
  • Rideaux gonflables latéraux
  • Ceintures de sécurité à prétendeurs à l’avant
  • Cinq appuie-tête réglables
  • Rappel de présence possible à l’arrière
  • Caméra de recul
  • Système de surveillance de la pression des pneus
  • Alerte de collision frontale imminente
  • Freinage automatique d’urgence avant avec détection des piétons et des cyclistes (détection des véhicules en sens inverse à une intersection comprise dans toutes les versions sauf l’Essential)
  • Alerte de sortie de voie avec correction automatique de la trajectoire
  • Allumage automatique des feux de route
  • Système de surveillance des angles morts avec correction automatique de la trajectoire et alerte de circulation transversale arrière
  • Système de suivi de voie
  • Régulateur de vitesse adaptatif
  • Capteurs d’aide au stationnement avant, latéraux et arrière, système de surveillance périphérique et freinage automatique d’urgence arrière (compris dans l’ensemble Ultimate)

Résultats aux tests de protection à l'impact

National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA)

Note globale: 4 / 5
Frontal: 4 / 5
Latérale: 5 / 5
Capotage: 4 / 5

Insurance Institute For Highway Safety (IIHS)

Frontal: 4 / 4
Frontal à faible chevauchement:
- côté conducteur: 4 / 4
- côté passager: 4 / 4
Latéral: 4 / 4

Parmi les meilleurs de sa catégorie (mention Top Safety Pick+)

Fiche technique

Échelle de prix (transport et préparation compris)
Prix minimum
29 598$
Prix maximum
52 148$
Prix du modèle essayé
42 948$
Versions offertes
Essential Preferred N Line Électrique Preferred

Buick Encore GX et Envista

Chevrolet Trailblazer et Trax

Honda HR-V

Kia Niro et Seltos

Mazda CX-30

Mitsubishi Eclipse Cross et RVR

Nissan Kicks

Subaru Crosstrek

Toyota Corolla Cross

Volkswagen Taos

Empattement
266cm
De 435 à 438,5cm 438,5cm (N Line)
De 435 à 438,5cm 438,5cm (N Line)
Largeur
182,5cm
Hauteur
De 158 à 161,5cm 161,5cm (N Line)
Poids
De 1363 à 1765kg 1590kg (N Line)
Remorquage
Fausse
Selon Ressources naturelles Canada
Ville
9,4L/100km (moteur de 1,6L turbo)
Route
8,4L/100km (moteur de 1,6L turbo)
 
Résultat
Température
4220kg/20 000km
Température
De -15 à 3°C
Émissions de CO2
4220kg/20 000km
Réservoir d'essence
47 litres (moteur de 2L) 50 litres (moteur de 1,6L turbo) Sans objet (version Électrique)
Carburant recommandé
Ordinaire (moteurs de 1,6L turbo et 2L) Sans objet (version Électrique)