Dépasser un cycliste: un appel à votre jugement!

 

En ville ou à la campagne, le partage sécuritaire de la route est fonction du jugement des automobilistes et des cyclistes. Chaque situation étant unique, le Code de la sécurité routière suggère d'évaluer le contexte avant de vous engager dans une manœuvre de dépassement qui présente des risques. La patience est souvent de mise afin d'effectuer un dépassement sécuritaire.

Comment faire

  • conservez une distance latérale d'un moins un mètre du cycliste si la limite de vitesse est 50km/h ou moins et de 1,5 mètre si la limite de vitesse excède 50km/h.;
  • évaluez les risques de la manœuvre de dépassement: vous pouvez franchir une ligne continue simple ou double pour dépasser un cycliste si l'espace dans la voie est insuffisant pour garder une distance latérale raisonnable (selon le Code de la sécurité routière, articles 341 et 344);
  • réduisez votre vitesse à l'approche du cycliste: cela vous permettra de bien lui signaler votre présence et lui de comprendre que vous allez tenter un dépassement;
  • observez son comportement afin d'anticiper ses mouvements (éviter un trou ou un obstacle) et gardez une bonne distance;
  • dépassez le cycliste de manière sécuritaire grâce à votre vitesse réduite et à votre bonne compréhension de la situation;
  • évitez de klaxonner ou de faire des manœuvres brusques lorsque vous êtes près du cycliste… ces gestes pourraient le surprendre et l'amener à faire des manœuvres dangereuses.

Le saviez-vous?

Plusieurs pays ont adopté des règlements qui définissent avec précision (en mètres ou en pieds) ce qu'est une "distance sécuritaire". La norme internationale est d'un mètre si le véhicule roule à moins de 50km/heure et de 1,5 mètre si la vitesse du véhicule est plus élevée.

Plus près, chez nos voisins ontariens, les conducteurs doivent garder une distance latérale d'au moins un mètre dans la mesure du possible lorsqu'il dépassent un cycliste sur une voie publique.

La palme revient à la Belgique et ses "rues cyclables" créées en 2012 qui autorisent la circulation automobile mais dont les règlements sont favorables aux cyclistes. Dans ces rues, une voiture ne peut dépasser un cycliste!

N'oubliez pas que jugement et patience sont garants de sécurité, qu'il y ait ou non une réglementation en la matière!





Les virages aux intersections : un casse-tête à résoudre

 

Les accidents impliquant des cyclistes sont plus fréquents aux intersections qu’ailleurs sur la route en raison de la complexité de certaines situations ainsi que du manque de connaissances et de communication. Même aux Pays-Bas, capitale du vélo s'il en est une, plus de la moitié des accidents mortels de cyclistes ont eu lieu à des intersections (statistiques de 2013).

Dans près de la moitié de ces cas, la priorité qui va normalement au cycliste n'avait pas été respectée.


À qui va donc la priorité?

À une intersection, le premier à obtenir la priorité est le piéton, puis le cycliste qui veut traverser la chaussée (Code de la sécurité routière, article 349). Facile à retenir pour les automobilistes : on laisse passer ceux qui n’ont pas de carcasse d’acier! Par ailleurs, le cycliste qui poursuit son chemin droit devant a priorité sur les automobilistes et les cyclistes qui souhaitent effectuer un virage à droite.

Le virage à gauche en vélo : de la retenue et de la prudence!
Le cycliste qui veut effectuer un virage à gauche doit céder le passage à tout véhicule qui circule en sens inverse (Code de la sécurité routière, article 350). Il doit aussi s'assurer qu'il n'y a aucun danger à réaliser cette manœuvre.

CAA-Québec suggère au cycliste de demeurer à l'extrême droite de la chaussée (même s'il s'apprête à tourner à gauche) et de traverser l'intersection en ligne droite pour ensuite faire son virage à gauche. C'est une méthode très sécuritaire qui gagnerait à devenir une habitude, surtout aux carrefours de grande affluence.

Le virage à droite : la sécurité en toute légalité
Dans le cas du virage à droite au feu rouge, tant les cyclistes que les automobilistes doivent s'assurer qu'il est autorisé et sécuritaire. À l’exception du territoire de l’île de Montréal, cette manœuvre est permise au Québec à moins d’indication contraire. À vérifier avant de s'engager!

Le partage de la route : tout le monde aux aguets

Rouler nécessite d'avoir les sens en plein éveil. Il faut apprendre à voir, à prévoir et à anticiper les gestes des autres usagers de la route. Bref, avoir des yeux tout le tour de la tête!

Cyclistes : Portez une attention particulière aux angles morts des véhicules que vous croisez ou dépassez, aux portières qui peuvent s'ouvrir soudainement et aux petits animaux qui peuvent surgir du dessous des voitures. Conservez une distance raisonnable entre vous et les véhicules garés le long de la rue.

Automobilistes : Vérifiez que personne ne se trouve dans les angles morts de votre véhicule lors d'un virage et assurez-vous que la voie est libre. Les cyclistes roulent à proximité des véhicules et sont donc moins visibles.

Le langage des signes
Pour faire comprendre ses intentions, un cycliste doit utiliser les signaux convenus (Code de sécurité routière, article 490).

  • Virage à droite : bras droit complètement étendu ou avant-bras gauche plié avec main pointant vers le haut
  • Virage à gauche : bras gauche complètement étendu
  • Arrêt : avant-bras gauche plié avec main pointant vers le bas

Le code de conduite des usagers de la route : quoi faire et ne pas faire

Il y a de plus en plus de gens sur les routes… Pour améliorer la cohabitation entre les cyclistes et les automobilistes, il faut suivre les règles du Code de la sécurité routière. Mais aussi et surtout, user de « gros bon sens » et faire preuve de courtoisie envers les usagers de la route les plus vulnérables.

 

À vélo sur les trottoirs? Interdit… mais il y a des exceptions

 

Le Code de la sécurité routière (article 492.1) est formel : le conducteur d'une motocyclette, d'un cyclomoteur ou d'une bicyclette ne peut circuler sur un trottoir sauf en cas de nécessité ou à moins que la signalisation ne le prescrive. Donc, à moins d'être en présence d'obstacles évidents sur la chaussée ou que celle-ci fasse l'objet de travaux qui empêchent d'y circuler, le cycliste ne doit pas emprunter le trottoir.

 

 

À chacun son espace!

  • Le trottoir est le royaume du piéton. Cet espace lui est réservé, ce qui fait qu'il ne se méfie pas des cyclistes qui pourraient arriver à grande vitesse.
  • Le trottoir n'est pas suffisamment large pour permettre une circulation sécuritaire de piétons et de cyclistes.
  • À certains endroits, le trottoir peut être encombré d'obstacles (bacs à fleurs, bancs, parcomètres) qui pourraient rapidement interrompre un bel élan sur deux roues!
  • Si les circonstances obligent un cycliste à circuler sur un long trottoir de banlieue, il doit faire attention aux automobilistes qui quittent leur entrée, souvent en marche arrière. Ils sont habitués à voir et à éviter les cyclistes qui se trouvent sur la route et non sur les trottoirs.

Les bonnes manières

Une collision entre un cycliste et un piéton peut provoquer de graves blessures, même si la vitesse n'est pas en jeu. C'est pourquoi comme cycliste, il faut s'arrêter avant de traverser un trottoir et regarder des deux côtés avant de le franchir. En milieu urbain, en présence de nombreuses ruelles, il faut être encore plus prudent.

Un truc pour les cyclistes, gracieuseté d’Hamid Rekouane, directeur des écoles de conduite CAA-Québec : se comporter comme à une intersection sur la chaussée et donner l'exemple. Les piétons bien élevés feront de même en traversant une piste cyclable!

Les exceptions

La Ville de Montréal permet aux cyclistes de circuler sur les trottoirs sous certains viaducs dans des arrondissements où les cyclistes sont nombreux. Cette mesure vise à améliorer leur sécurité à la suite du décès d’une cycliste sous un viaduc en mai 2014. Dans certains espaces, donc, piétons et cyclistes doivent partager le trottoir, pour des raisons évidentes de sécurité.

Certaines villes ont adopté des règlements différents pour les enfants et les adultes, permettant aux jeunes cyclistes de circuler sur les trottoirs. À Paris par exemple, les enfants âgés de moins de huit ans peuvent circuler à vélo sur le trottoir.

 

 

Une promenade sécuritaire et confortable avec un enfant : siège, tandem et semi-vélo

 

C’est la règle : le conducteur d’une bicyclette ne peut transporter un passager à moins que son vélo ne soit muni d’un siège fixe pour le transport (Code de la sécurité routière, article 485). La promenade en famille avec un jeune enfant commande donc l’utilisation d’un siège, et la balade avec les plus vieux peut se faire avec des fixations.

 

 

Le siège pour enfant : sécurité et ajustements

  •  Choisissez un siège offrant le maximum de soutien en fonction de l’âge de l’enfant; évitez donc de conserver le même siège jusqu’à ce que votre rejeton puisse pédaler seul!
  • Le dossier du siège doit être assez élevé pour protéger la tête de l’enfant en cas d’impact et lui assurer un bon confort lors des efforts de poussée.
  • Les pieds de l’enfant doivent être éloignés des rayons de la roue arrière et appuyés sur un repose-pied conçu à cet effet.
  • Ajustez les ceintures et les sangles et vérifiez que le siège est solidement fixé à la bicyclette avant chaque départ.

Conseils CAA-Québec pour des promenades en toute sécurité avec un siège d’enfant

  •  Arrêtez-vous régulièrement pour effectuer les vérifications usuelles.
  • Vérifiez que vous avez bien ajusté les ceintures et que l’enfant est bien attaché.
  • Assurez-vous qu’un autre cycliste vous suit : il peut alors jouer le rôle de surveillant et vous faire signe au besoin.


La remorque pour vélo

Elle est souvent perçue comme plus sécuritaire en raison de sa solide fixation au vélo et de son « habitacle ». « La remorque requiert pourtant autant de prudence que le siège parce que l’enfant qui y prend place est à la hauteur du sol, donc est plus exposé en cas de collision avec un autre vélo ou un véhicule », rappelle Hamid Rekouane, directeur des écoles de conduite CAA-Québec.

La barre tandem et le semi-vélo
Ces fixations à votre propre bicyclette représentent souvent l’étape qui précède la grande autonomie de votre petit cycliste! Il peut développer sa vision périphérique, s’habituer à la circulation sur les pistes cyclables et aux règles entourant l’utilisation du vélo. Mais tant pour les cyclistes que les automobilistes, ce type de bicyclette nécessite une attention particulière.

Conseils CAA-Québec pour des promenades en toute sécurité avec la barre tandem et le semi-vélo

Cyclistes: L’adulte qui conduit la bicyclette doit se retourner fréquemment pour jeter un coup d’œil à son jeune apprenti, ce qui peut déstabiliser le vélo et le faire dévier de sa trajectoire. L’utilisation d’un rétroviseur de vélo pourrait s’avérer un bon investissement!

Automobilistes: Redoublez de prudence en passant près de ce type de vélo, car le cycliste est plus vulnérable au déséquilibre en raison de la conception même de cette bicyclette et de la charge qu’il doit tirer. Les manœuvres fréquentes pour se retourner vers l’arrière peuvent le faire dévier de sa trajectoire, ce qui peut vous surprendre! Soyez aux aguets.


La voie cyclable : une obligation?

 

Non, ce n'est pas obligatoire. L'important est de rester dans le « droit chemin » de la bonne conduite cycliste, où que vous circuliez. Le Code de la sécurité routière autorise les cyclistes à emprunter toute voie publique*, qu'il y ait ou non présence d'une voie cyclable à proximité. Mais rappelons que ces pistes ont été créées pour la pratique du vélo, c'est donc à vous d'en profiter lors de vos balades.

 

 

Les types de voies cyclables : pour une plus grande sécurité

Ces pistes et aménagements ont été pensés et créés pour faciliter les déplacements en toute sécurité. Certains de ces lieux sont aussi partagés et empruntés par les automobilistes.

  1. les accotements asphaltés
  2. les bandes cyclables réservées à l'usage exclusif des cyclistes
  3. les pistes cyclables
  4. les chaussées partagées ou désignées (signes peints sur la chaussée) que se partagent cyclistes et véhicules

 

Quelques règlements

  • Un enfant de moins de 12 ans ne peut circuler sur les routes où la vitesse est de plus de 50 km/h.
  • En revanche, s'il est accompagné d'un adulte ou qu'il peut emprunter une piste cyclable, il a le droit d'y circuler.
  • Les cyclistes de 12 ans et plus et les plus jeunes accompagnés d'un adulte peuvent circuler sur toutes les routes, sauf les autoroutes.
  • En groupe (deux cyclistes ou plus), on circule à la file. Le Code de la sécurité routière (article 486) précise que cette file ne peut comporter plus de 15 cyclistes.

 

Des yeux et des oreilles « tout le tour de la tête »

Rappel de CAA-Québec : pas de relâchement sur les voies cyclables et sur les routes, vos sens doivent être aux aguets!
Les écouteurs ou casques d'écoute sont interdits et à proscrire, tant sur les pistes balisées que sur les routes. Pouvoir entendre le bruit de la circulation pour prévenir une collision avec une voiture ou un autre cycliste est essentiel!

Certaines pistes en milieu urbain sont très achalandées aux heures de pointe et requièrent du cycliste une attention soutenue. Vous n'aurez pas trop de quatre yeux et oreilles!

Quelques données : étendue des voies cyclables pour quelques grandes villes

Les voies cyclables sillonnent beaucoup de villes du monde. Il est intéressant de comparer le nombre (approximatif) de kilomètres qu’elles occupent selon l’endroit :

  • Chicago 180
  • New York 200
  • Amsterdam 400
  • Montréal 450
  • Ottawa (région) 600
  • Paris 700

 

Un coup d'œil ailleurs : la rue cyclable… où le cycliste mène la danse!

Finalement, au-delà des voies cyclables, il y a maintenant, dans certains pays… les rues cyclables.

« La Belgique a accueilli ce concept en 2012, en provenance d’Allemagne via les Pays-Bas. Une rue cyclable est une rue aménagée en piste cyclable, mais où les véhicules à moteur sont tolérés. Concrètement, cela signifie que les cyclistes peuvent occuper toute la largeur de la bande de circulation (toute la chaussée s’il s’agit d’un sens unique, une seule bande si la circulation est bidirectionnelle) sans que les véhicules motorisés puissent les dépasser. Dans tous les cas, la vitesse est limitée à 30 km/h. »

(Source : Budget & Droits no 233 - mars/avril 2014).

 * À l’exception d’un chemin à accès limité (autoroute) ou sur ses voies d’entrée ou de sortie.


Les réflecteurs de vélo, une obligation

 

Il suffit d'y penser et de bien « réfléchir ». Le Code de la sécurité routière (CSR) est clair : les réflecteurs sont obligatoires (article 232) et même les commerçants qui vendent ou louent des vélos ont la responsabilité de les équiper de réflecteurs (article 233.2).

La nuit, tous les cyclistes… sont gris. La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) estime que près du tiers (29 %) des accidents mortels impliquant des cyclistes surviennent après le coucher du soleil.

Conseils CAA-Québec pour augmenter votre visibilité sur la route :

Soyez visible en deux temps…

Éclairage passif (article 232 du CSR) :

  • réflecteur blanc à l'avant;
  • réflecteur rouge à l'arrière;
  • réflecteur jaune à chaque pédale;
  • réflecteur à chaque roue.

Éclairage actif (article 233 du CSR) pour circuler à la nuit tombée :

  • phare blanc à l'avant;
  • phare rouge à l'arrière.

… et trois mouvements

  • procurez-vous des feux clignotants pour signifier vos intentions de virage;
  • portez des vêtements voyants le soir venu;
  • soyez un cycliste prévoyant : équipez votre garde-robe d'un gilet réfléchissant.

À bien réfléchir, tout est clair!

 

 

L'emportiérage : encore plus difficile à éviter qu'à prononcer!

 

Un emportiérage survient lorsqu'un cycliste heurte une portière ouverte subitement par un automobiliste dont le véhicule est à l'arrêt.

Les cyclistes le craignent et savent à quel point l'effet de surprise augmente la dangerosité de toute manœuvre d'évitement. Pire encore, les cyclistes qui ne parviennent pas à éviter ce nouvel obstacle qui apparaît soudainement devant eux peuvent subir des blessures graves, voire fatales.

Des groupes de cyclistes et même certains services de police estiment que l'emportiérage, ou le dooring en anglais, est devenu un fléau. C'est l'un des accrochages les plus fréquents entre cyclistes et automobilistes dans les grandes villes nord-américaines et européennes.

 

Quelques données pour la région de Montréal :

Janvier à juillet 2015 :43 incidents
2014164 incidents
2013105 incidents dont deux décès

 

Au Québec, le Code de la sécurité routière stipule que nul ne peut ouvrir la portière d'un véhicule routier à moins que ce véhicule ne soit immobilisé et sans s'être assuré qu'il peut effectuer cette manœuvre sans danger (article 430). Ce type de description ressemble à celui que l'on retrouve ailleurs.

Des amendes plus dissuasives

Les amendes accompagnant une infraction au code, dans le cas de l’emportiérage, varient entre 200$ et 300$ plus les frais « pour avoir ouvert sa portière sans s'être assuré que cette manœuvre pouvait être effectué sans danger ».

Pire encore, il est difficile de prouver une telle infraction, parce que les voitures stationnées ou immobilisées ne font pas l'objet de surveillance policière. En fait, l'infraction est constatée lorsqu'un ou une cycliste victime a appelé les policiers.

L'Ontario a décidé de prendre la chose au sérieux et a adopté, en 2015, une législation dissuasive qui porte le montant de l'amende à 365$ plus les frais et qui inscrit 3 points d'inaptitude au dossier de conduite de l'automobiliste. La province veut ainsi faire comprendre que, même à l'arrêt, le comportement de l'automobiliste fait partie de sa bonne conduite.


Conseils CAA-Québec pour éviter l'emportiérage

Cyclistes :

  • faites du bruit, utilisez un klaxon, un sifflet ou une sonnette (obligatoire en Belgique), soyez visible et sonore;
  • regardez les miroirs des voitures pour détecter si quelqu'un s'apprête à ouvrir la portière;
  • privilégiez les pistes cyclables situées dans les zones résidentielles où il y a moins de mouvements;
  • circulez à au moins un mètre des automobiles stationnées… en cas de nécessité, la loi vous autorise à dévier de l'extrême droite de la chaussée pour éviter la zone d'emportiérage;
  • circulez, lorsque c'est possible, là où il y a des itinéraires peints sur la chaussée (chevrons); il s'agit d'une zone qui devrait être sécuritaire.

Automobilistes :

  • ouvrez la portière avec la main opposée, ce qui vous obligera à vous retourner et à regarder au loin si un cycliste (ou même une autre voiture) s'en vient;
  • apprenez à « lire la chaussée » et respectez ce que les signes vous disent
  • développez l'habitude de regarder miroirs et rétroviseurs avant d'ouvrir : faites-en une routine!


Un problème à surveiller partout
Dans certains pays comme l'Australie et les Pays-Bas, de nouvelles zones sécuritaires ont été tracées et aménagées sur les routes les plus achalandées. Malgré cela, les accidents d'emportiérage demeurent fréquents.

 

 

CAA-Québec et Vélo-Québec : rien de mieux que de se parler!




Selon un sondage mené par CAA-Québec en mai 2015, 61 % des cyclistes considèrent que les automobilistes ont un comportement respectueux à leur égard. Les automobilistes sont quant à eux un peu plus critiques : 53 % jugent que les cyclistes n’agissent pas de façon sécuritaire sur le réseau routier.

Mais est-ce que la divergence d’opinions entre ces deux groupes est aussi marquée que le laisse entendre ce sondage? Richard Lachance, président et chef de la direction de CAA-Québec, et Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec, en ont récemment discuté autour d’un café…

Un échange d’où il se dégage un constat tout simple : il y a de la place pour tous les types d’usagers sur les routes du Québec.