Nos 51 recommandations

Voici nos 51 recommandations présentées à la Société de l’assurance automobile du Québec dans le cadre de la consultation publique sur la sécurité routière.

1.    Alcool au volant : CAA-Québec est favorable à l’ajout immédiat de sanctions administratives pour les personnes prises au volant avec un taux d’alcool dans le sang variant entre 0,05 et 0,08. Les modalités appartiennent cependant au gouvernement provincial. Ce changement devra s’accompagner d’une vaste campagne d’information afin de susciter l’acceptation populaire.

2.    Nous prônons également l’augmentation du nombre de barrages routiers afin de vérifier la capacité de conduite des automobilistes. Bien sûr, pour augmenter le nombre de barrages routiers, il faudra que des sommes consacrées à cette fin soient allouées aux corps policiers. Nous suggérons de financer ces opérations à même le Fonds de la sécurité routière.

3.    Feux piétonniers : CAA-Québec recommande qu’ils soient protégés en tout temps. La traverse en diagonale devra par ailleurs être permise.

4.    Virage à droite au feu rouge : CAA-Québec est d’avis qu’il devrait être permis sur l’île de Montréal à l’exception du centre-ville. Cette manœuvre devrait être interdite, partout au Québec, lorsque le feu piétonnier est activé, et ce, qu’il y ait présence de piétons ou non.

5.    Marquage de la chaussée : Des investissements supplémentaires sont essentiels et réclamés afin de rendre plus sécuritaire la conduite nocturne ou dans des conditions météorologiques réduisant la visibilité.

6.    Délinéateurs : Transports Québec doit s’assurer que la norme d’une borne tous les 100 mètres soit respectée en tout temps.

7.    Carrefours giratoires : CAA-Québec est favorable à leur implantation à des intersections accidentogènes pour assurer la sécurité et la fluidité de la circulation.

8.    Accès à l’information sur les conditions routières en temps réel : Les panneaux à message variable et la radio circulation devraient être priorisés.

9.    Ceinture de sécurité en voiture : CAA-Québec est en faveur d’un durcissement des sanctions (hausse graduelle du nombre de points d’inaptitude pour les récidivistes) reliées aux infractions subséquentes à l’intérieur de deux ans.

10. Nous recommandons également la diffusion d’une nouvelle campagne sur l’importance de porter la ceinture de sécurité en voiture. Une campagne-choc démontrant les conséquences physiques, même à basse vitesse, de cette omission.

11. Sièges d’auto pour enfants : Nous recommandons une modification au Code de la sécurité routière pour faire passer à 145 cm, en position debout, la taille maximale d’un enfant qui doit être installé dans un siège d’auto pour enfants, mesurée des pieds au sommet du crâne.

12. Contributions d’assurance : CAA-Québec recommande le statu quo, soit de moduler la contribution d’assurance selon les bons comportements.

13.  Et par voie de conséquence, il faudrait faire payer davantage les conducteurs qui présentent des comportements risqués et socialement inacceptables.

14. Sécurité des cyclistes : Nous sommes d’avis qu’il serait une très bonne chose de permettre aux cyclistes de traverser sur les feux réservés aux piétons.

15. Nous votons pour l’obligation de porter un casque protecteur, pour tous les cyclistes.

16. CAA-Québec s’oppose à toute modification qui permettrait l’arrêt Idaho, l’arrêt au feu rouge ou encore le côte à côte lorsque les cyclistes circulent en groupe.

17. Quant à la signalisation pour les cyclistes à Montréal, des efforts devront être faits pour la clarifier dans le but de permettre un meilleur partage de la route.

18. Utilisation du téléphone cellulaire en main au volant : CAA-Québec est en faveur d’une augmentation du nombre de points d’inaptitude pour les récidivistes, et ce, à l’intérieur de deux ans.

19. Nous estimons qu’il faut amender le Code de la sécurité routière afin d’élargir la présomption à l’effet qu’un conducteur qui tient en main un appareil semblable à un appareil muni d’une fonction téléphonique, alors qu’il se trouve derrière le volant, soit réputé faire l’usage d’un appareil muni d’une fonction téléphonique. CAA-Québec veut ainsi assurer une plus grande portée à l’application de l’article 439.1 du Code de la sécurité routière et envoyer un message clair aux utilisateurs d’appareils au volant.

20. Nous croyons de plus qu’il faut rapidement ouvrir un dialogue avec le fédéral pour en venir à criminaliser l’usage du téléphone au volant quand il y a mort ou blessé grave. Cela permettrait d’établir des sanctions spécifiques à cette infraction et d’envoyer un message clair à la population sur les dangers du téléphone cellulaire et du texto au volant.

21. Prévention et sensibilisation : Principalement pour le texto au volant, il faut amener l’ensemble des intervenants à travailler de façon concertée dans l’optique d’apporter des solutions innovantes et durables.

22. Brouillage d’ondes : La technologie évolue constamment. Si le gouvernement provincial souhaite s’y pencher, le fédéral et les autorités américaines devront être mis à profit. Les appels d’urgence devraient bien entendu être possibles et le coût supplémentaire pour l’achat d’un nouveau véhicule muni de cette technologie devrait être limité.

23. Systèmes d’infodivertissement : Transports Québec et la SAAQ devront faire pression auprès de Transports Canada afin que ce dernier encadre la grandeur des écrans, la programmation et l’utilisation de ces systèmes.

24. Cannabis au volant : CAA-Québec recommande la tolérance zéro puisqu’il est scientifiquement difficile, pour l’instant, de statuer sur une limite claire, comme c’est le cas pour l’alcool avec le 0,08. Il invite par ailleurs le gouvernement à suivre ce qui se fait ailleurs, notamment dans les États qui ont établi une limite « per se », mesurable au moyen d’outils de contrôle simples.

25. En prévision de la légalisation prochaine par le gouvernement fédéral de la consommation de cannabis à des fins récréatives, il faut prévoir des sommes pour la sensibilisation et la formation d’experts en reconnaissance de drogues, et ce, dès le budget provincial 2017-2018. Au besoin, ce financement pourrait être assuré par le Fonds de la sécurité routière.

26. Nous prônons également l’approfondissement de la recherche sur l’affaiblissement des facultés par le THC (Tétra-Hydro-Cannabinol), principale molécule active du cannabis, et la poursuite de la collecte de données de référence sur les effets de cette drogue.

27. CAA-Québec estime prioritaire que soit élaboré un dispositif de dépistage de la drogue en bordure des routes.

28. Formation des conducteurs : Nous recommandons également de revoir le module 10 du Programme de l’éducation à la sécurité routière (PESR), puisque le contenu actuel n’est pas suffisant pour sensibiliser les apprentis conducteurs aux dangers de la drogue au volant.

29. Fatigue au volant : CAA-Québec réclame une amélioration des haltes routières existantes et possiblement l’aménagement de haltes de repos supplémentaires aux abords des autoroutes.

30. Nous recommandons le déploiement d’une campagne-choc comparant les effets de la fatigue au volant avec ceux de l’alcool ou de la drogue au volant.

31. Jeunes conducteurs : CAA-Québec recommande la simplification du processus des mises à jour du Programme d’éducation à la sécurité routière (PESR).

32. Nous recommandons également que le PESR devienne un enseignement de base pouvant être bonifié par les écoles de conduite dûment accréditées.

33. En ce qui a trait à la restriction du nombre de passagers pouvant accompagner un conducteur en devenir ou encore au couvre-feu la nuit pour les nouveaux conducteurs, CAA-Québec dit NON!

34. Sécurité des motocyclistes : CAA-Québec prône la mise en place d’une campagne de sensibilisation annuelle printanière, au moment de leur retour sur nos routes.

35. Nous recommandons la mise en place de cliniques annuelles de mise à jour des apprentissages, qui seraient offertes à très bas coût et financées à même le Fonds de la sécurité routière. Proposées sur une base volontaire, elles pourraient être assorties d’un incitatif, telle la réduction de la contribution de l’assurance.

36.  Les vêtements des motocyclistes devraient obligatoirement être munis de bandes réfléchissantes afin d’améliorer leur visibilité auprès des autres usagers de la route, plus particulièrement lors de la conduite nocturne.

37.  Les piétons : il est clair qu’ils doivent, comme tous les usagers de la route, respecter le Code de la sécurité routière. Un rappel de leurs obligations par le biais d’une campagne de sensibilisation pourrait être approprié.

38. En ce qui a trait aux passages piétonniers, il est essentiel que les autorités responsables analysent si les infrastructures existantes sont adéquates, sécuritaires et visibles pour inciter les divers usagers de la route à respecter la priorité de passage.

39. Santé des conducteurs : CAA-Québec réclame la mise en place d’un système de contrôle médical plus rigoureux afin d’éviter les rapports médicaux complaisants et une évaluation sur route des conducteurs âgés selon les mêmes intervalles que ceux déjà prévus pour des raisons médicales, soit à 75 ans, ensuite à 80 et tous les deux ans par la suite.

40. Nous suggérons aussi qu’un questionnaire de santé avec déclaration obligatoire soit joint à l’avis de renouvellement du permis de conduire.

41. Sécurité des véhicules : CAA-Québec recommande de rendre obligatoire le freinage automatique d’urgence.

42. Nous recommandons aussi l’introduction de normes claires et rigoureuses concernant la conception et la programmation des systèmes d’infodivertissement des véhicules contemporains.

43. Nous estimons essentielle la mise à jour de l’article 108 des Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada, concernant le système d’éclairage et les dispositifs réfléchissants pour que les constructeurs puissent offrir de nouvelles technologies de phares.

44.  En ce qui a trait aux véhicules autonomes, nous croyons essentielle la mise au point d’un protocole d’évaluation de la performance des technologies de conduite autonome qui tient compte des conditions climatiques hivernales québécoises et canadiennes. La mise en place de tests en circuit fermé nous paraît aussi importante pour faire un portrait clair du degré actuel d’adaptation de la technologie et déterminer ses lacunes. Bien sûr, le tout, doit se faire en collaboration avec les constructeurs automobiles.

45. Nous croyons en l’obligation d’établir une législation claire qui stipule les conditions d’utilisation des véhicules autonomes et qui établit la responsabilité en cas d’accident, avec ou sans dommages corporels.

46. Nous estimons nécessaire l’imposition sur tout véhicule autonome d’une programmation qui force le véhicule à protéger la victime la plus vulnérable si un accident est inévitable.

47. Il nous apparaît essentiel de s’assurer que les véhicules autonomes puissent cohabiter à 100 % avec des véhicules et des infrastructures « ordinaires », qui ne communiquent pas avec les systèmes autonomes.

48. Véhicules lourds : Il faut obliger l’installation de protections latérales sur les véhicules lourds afin de protéger les piétons et les cyclistes.

49. Nous croyons également nécessaire de persévérer dans la sensibilisation sur les angles morts autour des véhicules lourds.

50. Vitesse au volant : Toujours privilégier la présence policière avant de penser à installer des radars photo.

51. Nous exigeons par ailleurs de mettre des balises à l’utilisation des sommes amassées par les radars photo et déposées au Fonds de la sécurité routière avant toute nouvelle implantation.