À un cheveu de l’objectif de 100 000 véhicules électriques au Québec
Le Québec est passé à un cheveu d’atteindre son objectif de 100 000 véhicules électriques (VÉ) sur les routes à la fin de 2020. Qu’à cela ne tienne, le VÉ a un très, très bel avenir devant lui.
Revenons en 2012, quand le Québec s’est lancé ce défi. À l’époque, on tournait encore la tête à la vue des rares véhicules électrifiés qui circulaient sur nos routes. L’autonomie de la Nissan Leaf (le premier modèle lancé sur le marché) n’était que de 160 km dans les meilleures conditions, soit la moitié de la version 2021. La Chevrolet Bolt n’existait pas et il n’y avait aucun véhicule utilitaire sport (VUS) branchable sur le marché. L’objectif paraissait alors inatteignable.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le VÉ a évolué. Les prix sont à la baisse, l’autonomie est à la hausse et la gamme de véhicules offerts va de la compacte au VUS. Ce sera bientôt au tour des camionnettes branchables d’entrer sur le marché. Et le nombre de VÉ sur les routes du Québec est passé de quelques centaines en 2012, à 92 000 à la fin de 2020. En fait, au rythme actuel, l’objectif sera probablement atteint avant le printemps, donc avec quelques mois de retard tout au plus.
En route pour 2035
Quand le défi de 100 000 véhicules électriques a été lancé en 2012, il paraissait très ambitieux. Il en va de même pour le nouvel objectif de Québec : interdire la vente de véhicule neuf à essence en 2035. Oui, ça parait ambitieux, mais c’est loin d’être farfelu.
Le VÉ poursuit son évolution rapide
Pas besoin de boule de cristal pour affirmer que le VÉ poursuivra son évolution rapide au cours des prochaines années. Par exemple, on attend de la part de Ford un premier F-150 entièrement électrique dès l’an prochain. De son côté, GM annonce que 40% de ses modèles seront électriques dans cinq ans. Les annonces du genre sont nombreuses.
Du point de vue des coûts, les énormes batteries nécessaires à la propulsion des VÉ maintiennent des prix d’achat encore élevés en comparaison des véhicules à essence. On sait déjà que les subventions (jusqu’à 13 000$) permettent de réduire considérablement cet écart, et que le faible coût de l’électricité permet de l’éponger après quelques années d’utilisation. Or, les batteries coûtent de moins en moins cher à produire, ce qui permet de penser que d’ici quelques années, le coût d’un véhicule électrique sera le même que son équivalent à essence. Quand? Certains parlent de 2025, soit 10 ans avant la date fatidique de 2035 à laquelle la vente de véhicules neufs à essence sera interdite.
CAA-Québec prend le virage électrique
CAA-Québec aussi prend le virage électrique! Par exemple, l’assistance routière propose la recharge mobile pour les véhicules électriques et les garages recommandés CAA-Québec sont de plus en plus nombreux à accueillir les VÉ dans leurs ateliers. Vous pouvez aussi recharger votre VÉ à la borne du Circuit électrique de notre siège social de la rue Bouvier, à Québec, où vous pourrez constater que de nombreux véhicules de notre flotte corporative sont électrifiés.