Les pires routes: et si les pires devenaient un jour les meilleures?
Quand même la mairesse de Montréal se plaint de l’état de son réseau routier, c’est nécessairement qu’il y a de l’amour (lire des dollars) à mettre dans nos routes. Pour une 11e année, CAA-Québec invite les citoyens à l’exutoire collectif que représente la campagne provinciale Les pires routes. Espérons que ce fort message concerté incitera les décideurs à prendre les bonnes décisions pour nos routes!
Jusqu’au 13 avril prochain, la plateforme de vote Les pires routes recueillera les milliers de votes de citoyens préoccupés par l’état du réseau routier. CAA-Québec s’engage ensuite à faire le suivi auprès des villes et du ministère des Transports et de la Mobilité durable, pour chacune des dix routes figurant au palmarès provincial.
Rappel méthodologique: il est possible de voter pour une route une fois par jour, mais les citoyens ont tout le loisir de solliciter leur entourage pour attirer l'attention sur la route qu'ils souhaitent améliorer. La campagne n’a aucune prétention scientifique, mais elle met en lumière un problème qui est bien réel: l’importance d’avoir un réseau routier fiable et sécuritaire.

«De nombreuses organisations, dont la nôtre, militent auprès des décideurs pour des investissements en infrastructures routières mieux ciblés, notamment en entretien. La campagne Les pires routes permet, année après année, de parler de cet enjeu publiquement.»
Nicolas RyanDirecteur affaires publiques, CAA-Québec
Retour sur les investissements 2025
D’ailleurs, les autorités dont les routes sont mentionnées au palmarès 2025 ont été très généreuses en informations sur les travaux à venir et les interventions requises. Les investissements s’élèvent parfois à quelques milliers de dollars, alors que le chemin Notch, à Chelsea, nécessitera par exemple près de 3,5 millions de dollars d’ici 2029.
Par souci de transparence, CAA-Québec offre en tout temps l’information transmise au fil des années par les municipalités, les villes et le ministère des Transports et de la Mobilité durable sur la page Les pires routes.
Un regroupement pour de meilleures routes au Québec
Les défis entourant le réseau routier québécois sont nombreux et CAA-Québec a décidé d’unir ses forces avec d’autres associations, des représentants de l’industrie et des experts du domaine, au sein du Regroupement pour de meilleures routes au Québec. L’objectif de ce regroupement est d’abord de mettre en lumière le sous-financement chronique et la mauvaise structuration des budgets d’entretien routier, mais aussi de proposer des solutions à la portée des décideurs.
Dans le cadre des consultations prébudgétaires 2026-2027, le regroupement a déposé un mémoire qui invitait le gouvernement du Québec à recentrer le prochain budget sur deux leviers fondamentaux déterminants:
- la priorisation claire de l’entretien du réseau existant avant toute expansion;
- la stabilisation, la bonification et la protection des budgets d’entretien routier.
Par ailleurs, 79% des membres CAA-Québec étaient favorables à la suspension temporaire de tout projet de développement routier jusqu’à ce que les infrastructures existantes soient en bon état, lors d’un sondage tenu au printemps 20251.
« Considérant le redoux hâtif de janvier dernier et devant un constat clair de l’état actuel de nos routes, nous pourrions présumer d’un appui continu à une telle mesure, ajoute Nicolas Ryan. Pour nos décideurs, le moment d’agir est venu. »
À propos de CAA-Québec
CAA-Québec offre une étendue de services d’assistance dans des secteurs variés en misant sur une approche humaine. Engagée socialement, l’organisation agit au quotidien pour défendre les intérêts de ses membres. Et en respect de ses valeurs de fiabilité et de bienveillance, elle incite à une consommation responsable et à la promotion de la sécurité routière.
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