Les déplacements sécuritaires chez les conducteurs aînés

Publié le 12 juin 2018
5 min de temps de lecture
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Découvrez comment choisir ou adapter un véhicule en fonction de votre âge et comment vous préparer à la conduite automobile, peu importe l'importance et la longueur du déplacement.

Valider et conserver ses acquis physiques pour la conduite

Au Québec, toute personne qui possède un permis de conduire doit passer un examen médical et un autre pour la vue et produire un certificat de réussite au moins six mois avant l’âge de 75 et de 80 ans et tous les deux ans par la suite.

Ce n’est pas l’âge d’un conducteur qui détermine sa capacité de conduire, mais son état de santé. Manger sainement, bien dormir et faire de l’exercice régulièrement aide les aînés à entretenir et à améliorer leur bien-être.

Peu importe l’âge, un examen médical complet peut révéler des problèmes physiques ou mentaux qui affectent l’aptitude à conduire. Les professionnels de la santé peuvent aussi évaluer la compétence d’une personne à prendre des décisions, son délai de réaction, sa force musculaire et sa souplesse. Bien sûr, il faut aussi informer le patient des effets secondaires reliés aux nouveaux médicaments, surtout en matière de conduite automobile.


Psitt!

Si plusieurs médecins sont visités, le pharmacien sera un allier précieux pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’interaction dangereuse entre les médicaments.

Respecter ses nouvelles limites


Nombreux sont les conducteurs d’un certain âge qui s’imposent volontairement des restrictions, se limitant par exemple à conduire uniquement le jour et par beau temps, à emprunter seulement des itinéraires qu’ils connaissent bien et à éviter les heures de pointe.

Choisir ou adapter un véhicule pour son âge

Les êtres humains rapetissent en vieillissant. Ils peuvent avoir perdu jusqu’à 7,5cm (3po) à 75 ans… d’où l’importance de prendre le temps d’effectuer les réglages nécessaires chaque fois qu’on change de conducteur, à chaque année ou lorsqu’on a à conduire un nouveau véhicule.

Ajuster son véhicule actuel

La hauteur du siège de conducteur doit être ajustée de sorte que celui-ci puisse bien voir dans toutes les directions.

Les épaules d’un conducteur doivent arriver vis-à-vis le dessus du volant et avec son sternum à une distance d’au moins 25cm (10po) du coussin gonflable.

Des véhicules de toutes catégories sont équipés de points d’ancrage de baudriers (ceintures diagonales) qui s’ajustent pour assurer un maximum de confort, quelle que soit la taille du conducteur. Il est également possible d’ajouter un manchon sur le baudrier pour le rendre plus confortable.

Il est déconseillé d’utiliser des pinces d’ajustement ou des courroies qui resserrent la ceinture ventrale et le baudrier sur l’abdomen du conducteur. Ces dispositifs ont tendance à remonter la ceinture ventrale trop haut sur l’abdomen accroissant le risque de blessures graves en cas d’impact.

Et particulièrement les vitres, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les particules de plastique en suspension dans l’habitacle finissent par former une pellicule sur les vitres, ce qui réduit la visibilité, surtout le soir. Un nettoyage régulier à quelques mois d’intervalle empêche la formation de cette pellicule. Enfin, les phares doivent aussi être nettoyés afin de projeter le maximum de lumière sur la route.

Des rallonges de pédales, des poignées facilitant le maniement du volant, un rétroviseur intérieur à grand-angle, des dispositifs permettant d’actionner le frein ou l’accélérateur avec la main ainsi que d’autres mécanismes adaptés peuvent être utiles aux conducteurs ayant des besoins particuliers. L’emploi de ces équipements doit être recommandé par un ergothérapeute, le tout installé par un spécialiste et inspecté par la SAAQ.

Choisir un nouveau véhicule pour un aîné

À éviter: les véhicules avec de larges montants de toit. Ils créent des angles morts sur le côté du véhicule. Les couvercles de coffres surélevés et les déflecteurs aérodynamiques qui bloquent la vue lors des manœuvres à reculons sont aussi à éviter.

Les lettres, les chiffres et les symboles sur les indicateurs et les commandes doivent être faciles à lire, peu importe la lumière ambiante. De plus, l’éclairage du tableau de bord doit être ajusté à la baisse le soir (pas trop cependant: les voyants doivent être encore visibles); la route semble ainsi plus claire.

Le rétroviseur intérieur doit pouvoir être basculé de façon à éliminer l’éblouissement causé par les phares des véhicules qui suivent. Certains véhicules sont dotés de rétroviseurs à assombrissement automatique, à l’intérieur et à l’extérieur, qui se teintent automatiquement lorsqu’ils sont exposés à l’éclat des phares. Les miroirs de ce type réduisent efficacement le degré d’éblouissement tout en offrant une excellente visibilité vers l’arrière.

Les commandes à boutons-poussoirs et les leviers sont plus faciles à utiliser pour les conducteurs âgés que les boutons qui doivent être tournés.


Se préparer à la conduite

Conduire est exigeant. Chaque personne qui s’apprête à prendre le volant devrait au minimum s’assurer d’être en état de conduire (avoir toutes ses facultés), préparer son véhicule et anticiper son trajet. Ces tutoriels et documents sont aussi de bons rappels. Découvrez-les!

Le choix des rues et des itinéraires

Pour un aîné, le choix des rues utilisées peut faire une grosse différence sur son aisance à conduire ou non.


C’est évidemment plus facile de voir tous les usagers de la route et la route elle-même quand l’éclairage est suffisant.

Au lieu de faire un virage à gauche, traversez le carrefour, puis faites le tour du bloc en virant trois fois à droite. Vous arriverez à destination quelques secondes plus tard, mais en sécurité.

Panneaux de signalisation et lignes blanches ou jaunes doivent être bien visibles au conducteur. Ce n’est pas le cas partout!

Vaut mieux choisir un endroit où il est facile de circuler et de se garer.

Bien que les statistiques indiquent que les autoroutes soient plus sécuritaires que les routes secondaires, bien des gens préfèrent éviter leur rythme trépidant.

«Avant d’aller où que ce soit, je me fais un tracé mental de mon itinéraire: dans quelle direction je vais, quelle route j’emprunte, dans quelles voies je pourrais rouler, bref je pense au meilleur moyen de me rendre à destination et en toute sécurité. Je sais alors ce que je fais, ce que je peux faire et ce que je dois faire au volant.»

— C. Berthiaume

Suivre un cours de perfectionnement

Le Code de la sécurité routière évolue et de nouvelles signalisations routières font leur apparition pour mieux répondre aux nouvelles réalités. Un cours d’appoint permet non seulement aux aînés de se mettre à jour, mais également d’apprendre des techniques qui compensent les effets du vieillissement.

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