Évaluer l’état de ma toiture

Plus un toit est vieux, plus il est vulnérable et moins il vous protège contre les intempéries.

Les signes d’usure

  • Personne ne vous oblige à remplacer votre couverture, mais estimant que les revêtements en bardeaux d’asphalte représentent des risques après une vingtaine d’années, les assureurs n’offrent généralement pas de protection contre les infiltrations d’eau au-delà de cette période. C’est un pensez-y-bien!

  • Bardeaux cassés

    La présence de bardeaux cassés ouvre la porte aux infiltrations, surtout aux endroits exposés aux vents. La circulation piétonnière ou les travaux de déneigement, entre autres, peuvent endommager les bardeaux, tout comme un mauvais clouage.

  • Gondolage

    Les bardeaux se bombent et leurs coins inférieurs se replient vers le bas… Ce signe de vieillissement rend alors le revêtement très vulnérable aux intempéries. Les causes possibles d’une usure prématurée sont: une bande adhésive souillée qui n’adhère pas bien à la toiture, un défaut de fabrication, etc.

  • Craquelures

    Avec l’âge, l’asphalte en surface du bardeau durcit et les granules incrustées se détachent peu à peu. De fines craquelures commencent aussi à se dessiner. C’est la fin de vie du revêtement. Regardez s’il est possible de corriger localement les bardeaux abîmés.Sachez qu’il est normal que des bardeaux neufs perdent des granules. En fait, ce surplus se détachera au cours des premières années.

  • Coins relevés

    Avec des coins relevés, les bardeaux deviennent très fragiles face aux vents. D’où vient un tel problème? On peut soupçonner un surplus d’humidité venant de combles mal ventilés ou une absence d’adhérence.

  • Ondulation

    Lorsque le revêtement de bardeaux présente des affaissements – un peu comme si la toiture «ondulait», il s’agit le plus souvent d’une déformation de son support. Il faut y remédier rapidement.

  • Taches d’algues

    Quand les zones ombragées de la couverture affichent des coulisses brunâtres et noirâtres, c’est signe que des algues y prolifèrent. Sachez que ces intruses sont inoffensives; en revanche, elles gâchent souvent la beauté des bardeaux. Si la présence d’algues vous dérange, sachez qu’il est possible de les faire disparaître par un nettoyage approprié.

Ouvrez l’œil et vérifiez aussi l’état des solins: ces derniers recouvrent-ils bien les contours des évents, des cheminées et des points de jonction des murs? Y observe-t-on de la rouille? Sont-ils encore solidement fixés? Les joints de mastic sont-ils fissurés ou détachés? Si vous répondez oui à l’une ou l’autre de ces questions, vaut mieux corriger le tir promptement.

L'inspection de votre toiture

Lorsqu’un revêtement montre des signes d’usure (voir mosaïque précédente), une inspection complète de la couverture s’impose. Sachez que même si les bardeaux semblent en bon état, l’étendue des dommages peut surprendre. Connaissez-vous l’état de votre toit?

À ce stade, vous avez peut-être besoin d’un avis professionnel de la part d’un inspecteur en bâtiment ou d’entrepreneursOpens external link in new window. Réclamez un bilan complet afin de repérer les lacunes à corriger. Pour plus d'info, voyez Inspection d’une toiture.

Le support de couverture

Au moment de l’inspection du toit, et avant de vous présenter une soumission, un couvreur d’expérience doit détecter si le support de toit a besoin de correctifs (légers ou majeurs). L’important est d’être conscient de cette possibilité pour ne pas vous faire piéger.Une fois le contrat signé et le toit dégarni, il arrive que des couvreurs infligent aux propriétaires des «extras» liés à des travaux majeurs et urgents. Les consommateurs sont alors coincés sans raison valable, puisque de tels ajustements pouvaient être prévus.

Par réparations légères, on entend:

  • reclouer le support de toit;
  • colmater des points vulnérables;
  • remplacer quelques planches ou de petites sections de panneaux, etc.

Les combles (entretoit), un must pour une toiture en santé!

Remplacer les bardeaux se révèle inutile si les combles sont mal isolés ou mal aérés. Avant toute réfection de la couverture, il faut corriger les problèmes existants, s’il y a lieu. Voici ce que vous devez vérifier:

  • Examinez le dessous du pontage (support de toit). Voyez-vous des clous rouillés, des cernes d’humidité ou même de la moisissure (comme du bois noirci)? Si c’est le cas, certaines planches ou panneaux pourraient devoir être remplacés.
  • L’isolant couvre-t-il bien les surfaces? Semble-t-il mouillé ou, au contraire, asséché? Le facteur d’isolation peut-il être accru? La trappe d’accès est-elle isolée et étanche? Réglez tout problème décelé.
  • Les soffites d’avant-toit sont-ils bien dégagés? Si la lueur du jour ne semble jamais y pénétrer, ils sont sans doute obstrués par l’isolant. Il faut alors replacer celui-ci, et possiblement installer des déflecteurs pour dégager la voie.
  • Trouve-t-on un pare-vapeur au plafond, sous l’isolant?

Concernant l’humidité, il faut…

  • isoler tout conduit de chauffage, de climatisation ou d’aération passant dans les combles;
  • s’assurer qu’aucune bouche d’évacuation n’y rejette de l’air humide ou vicié provenant de la maison;
  • vérifier s’il y a des fuites d’humidité à travers les plafonniers et les lampes encastrées dans le plafond.

Par travaux majeurs, les mesures peuvent consister à:

  • renforcer et niveler le pontage existant en ajoutant un contreplaqué (ou des panneaux équivalents);
  • remplacer complètement le pontage (plutôt rare).

Il est essentiel que l’entrepreneur vous informe par écrit, dans sa soumission, du tarif qu’il entend appliquer pour effectuer des travaux majeurs, s’il y a lieu d’en réaliser.

Support en panneaux de contreplaqué de 3⁄8 de pouce

La majorité des couvertures au support mince finissent par se déformer – ne serait-ce qu’à cause du poids de la neige. La solution la plus courante consiste à renforcer le pontage de 3⁄8 de pouce au moyen d’une couche de contreplaqué de 1⁄2 pouce. Inversement, l’ajout d’un panneau de 3⁄8 de pouce solidifierait un support de 1⁄2 pouce affaibli.

Pontage conçu en planches de bois

Les fabricants de bardeaux ne garantissent pas les déformations du revêtement s’il est démontré que celles-ci ont été causées par un gauchissement du pontage de planches. C’est souvent le cas des maisons construites avant 1960 qui ont généralement un support de toit en planches de bois. Ce dernier est plus sensible que les panneaux aux variations d’humidité. Pour obtenir une surface lisse et conserver les garanties, l’ajout d’un contreplaqué par-dessus le pontage en planches est donc recommandé par les fabricants; dans une telle situation, une épaisseur de 3⁄8 de pouce suffit.Rien ne vous oblige à accepter cet ajout. En cas de refus, le couvreur vous demandera sans doute de confirmer ce choix par écrit dans le contrat, afin de se protéger contre un éventuel recours.

Étape suivante: Choisir mon entrepreneur

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