Vivre la nouvelle réalité des voyages
Au bilan de fin d’année, deux constats marqueront 2022 : d’abord, que l’attrait pour les voyages est toujours bien présent, ensuite, que la reprise n’est pas un long fleuve tranquille, au Québec, ailleurs au Canada et dans bien d’autres pays. Parole de voyageur d’expérience, une nouvelle réalité se dessine et il faudra s’y adapter, en aiguisant notre patience et en faisant preuve d’empathie.
Délais de délivrance de passeports, retards et changements de vol, perte ou bris des bagages, fermeture ou réduction de services dans les hôtels et les restaurants, ces difficultés existent à divers degrés et peuvent avoir un effet domino. L’exemple d’un aéroport qui restreint certaines activités par manque d’effectifs est éloquent. Il peut entraîner des annulations de vol, forçant les transporteurs aériens à mobiliser des ressources pour s’ajuster et aviser clients et agences de voyages. À leur tour, les agents de voyages doivent contacter en priorité leurs voyageurs visés, changer leurs vols, réservations d’hôtels et autres activités. Tout ce travail affecte leur disponibilité au moment d’assister les prochains clients qui rêvent eux aussi de partir.
Ces situations, nous les vivons aussi dans nos centres de voyages, puisque nous sommes un maillon dans la chaîne complexe de l’univers du voyage. Ce que je sais toutefois, c’est que nos employés déploient des trésors d’énergie pour limiter les effets sur les gens et pour que, avant, pendant et après leurs escapades, ils puissent compter sur nous.
Si les consommateurs doivent revoir leurs attentes, l’industrie, quant à elle, doit poursuivre ses efforts pour reprendre son rythme, avec une main-d’œuvre rare et essoufflée et des défis sociaux et environnementaux pressants. Une fatalité? Sûrement pas. Un grand défi? Assurément.
Heureusement, en quelques mois seulement, on voit déjà des améliorations. La récente levée des obligations liées à la COVID-19 à la frontière, y compris l’utilisation d’ArriveCAN, les mesures de dépistage et le port du couvre-visage à bord des avions et des trains, a simplifié notre vie, même s’il incombe à chacun de continuer à faire montre de prudence. Pensons aussi aux avancées que permettent les développements numériques. Tout n’est pas sombre.
À chacun de faire autrement... et mieux
S’y prendre plus tôt pour renouveler son passeport, planifier son voyage et réserver avec des spécialistes sont de bonnes pratiques, d’autant que, en cas de pépin, l’accès à des experts devient inestimable. Certes, la pandémie a exacerbé des problèmes. Mais pour éviter le cynisme, c’est ensemble qu’il faut agir. Chez tous les acteurs de l’industrie, incluant les décideurs publics, on peut s’améliorer, notamment quant à la protection des passagers aériens. Depuis l’adoption de la Charte des voyageurs, la faible portée des indemnités accordées risque aussi d’affecter la crédibilité de l’industrie. D’autres ont fait mieux, en Europe particulièrement. Pourquoi ne pas s’en inspirer?
Avec nos partenaires de la CAA et de l’industrie, nous continuerons à travailler fort afin de répondre du mieux possible aux aspirations et aux rêves de nos clients. Plus que jamais, écouter la voix des voyageurs, ceux qui ont le plus à nous apprendre, est essentiel pour véritablement partager le succès de nos voyages à venir.