Depuis quelques années, le cellulaire est omniprésent dans la vie quotidienne. Les gens l’utilisent désormais à tout moment de la journée et durant toutes sortes d’activités, dont parfois hélas alors qu’ils sont au volant  Même s’il est désormais interdit, au Québec, d’avoir son cellulaire en main lorsque l’on est au volant, nombreux sont ceux qui font fi de cette loi ou utilisent le texto pour communiquer pendant qu’ils conduisent.

Un sondage mené à la fin décembre 2010 et au début janvier 2011 par l’Association canadienne des automobilistes (CAA) a révélé que texter au volant compte parmi les comportements routiers qui  irritent le plus les Canadiens. En juillet 2011, un sondage réalisé par la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) démontre pour sa part que la consultation ou l’écriture de messages texte au volant sont jugées assez ou très dangereuses de façon quasi unanime (99 %) par les répondants. Les Québécois semblent informés, mais sont-ils vraiment sensibilisés aux risques liés à cette pratique?

Bien qu’il n’existe aucune étude québécoise sur le sujet, de nombreuses recherches  effectuées aux États-Unis et en Europe démontrent hors de tout doute que l’usage du texto au volant est une pratique très dangereuse. Selon l'une de ces recherches, un conducteur de véhicule lourd qui texte en conduisant aurait même 23 fois plus de chances d’être impliqué dans un accident qu’un conducteur concentré sur la route. Cette statistique effarante démontre la dangerosité de cette activité. D’autres chiffres tout aussi peu reluisants permettent de conclure que conduire et texter ne vont pas de pair. L’encadré que voici en présente quelques-unes.

  • Selon le Health Science Center de l’Université du Nord du Texas, quelque 16 000 personnes auraient été tuées aux États-Unis, entre 2001 et 2007, à cause du texto au volant.

  • En juillet 2007, un sondage mené par l’Association américaine des automobilistes (AAA) révélait que 46 % des adolescents admettent être distraits au volant lorsqu’ils textent.

  • Considérant que l’on parcourt 14 mètres par seconde à une vitesse de 50 km/h, un conducteur qui prend 4 secondes pour expédier un texto aura parcouru 56 mètres sans avoir les yeux sur la route selon CAA-Québec. À 100 km/h, ce sont 112 mètres qui seront ainsi parcourus.
  • En 2008, le Transport Research Laboratory (TRL) et la Royal Automobile Club Foundation (RAC Foundation) du Royaume-Uni ont démontré que l’augmentation du temps de réaction lié à l’utilisation du texto chez des jeunes de 17 à 24 ans pouvait atteindre 35 %. À titre de comparaison, l’augmentation du temps de réaction mesuré pour un conducteur à la limite légale d’alcool dans le sang (0,08 au Royaume-Uni) était de 12 % lors de cette étude.
  • Selon des tests réalisés par CAA-Québec au printemps et à l’été 2008, à 50 km/h, un véhicule a besoin de 11,8 mètres pour s’immobiliser. À 70 km/h, cette distance est de 25,6 mètres et à 90 km/h, de 39,3 mètres. Imaginez les conséquences d’une distraction comme le texto qui ajoute de 3 à 4 secondes au temps de réaction.
  • En mars 2006, le Virginia Tech Transportation Institue évaluait pour sa part que dans 8 cas d’accidents sur 10, une source de distraction survient dans les 3 secondes précédant l’événement.

CAA-Québec et Michael Schumacher contre le texto au volant

Le 9 juin 2011, CAA-Québec, la CAA, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et La Ronde (Montréal) ont uni leurs efforts pour sensibiliser le public aux dangers liés à l’usage du texto au volant. Cet évènement donnait le coup d’envoi au Canada de la Décennie sur la sécurité routière. Pour l’occasion, les pilotes de Formule 1 Michael Schumacher et Felipe Massa ont démontré, à l’aide du simulateur de conduite de CAA-Québec, que même les pilotes les plus aguerris courent des risques lorsqu’ils textent au volant.

Quelques minutes après avoir pris place, Michael Schumacher a subi un accident alors qu’il textait au volant.

Felipe Massa, pour sa part, a fait trois infractions routières alors qu’il utilisait son cellulaire.

Les deux pilotes ne se sont donc pas fait prier pour dénoncer les dangers liés au texto au volant, devant un parterre rempli de journalistes.



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Visionner notre vidéocapsule: Conduire + texter = danger!


Un stand CAA-Québec au Grand Prix de F1 de Montréal

Lors du dernier Grand Prix de Formule 1, CAA-Québec a profité de l’occasion pour permettre aux visiteurs d’essayer le simulateur de conduite et ainsi faire eux-mêmes l’expérience de conduire en textant dans un environnement contrôlé.

Les gens étaient invités à utiliser le simulateur en textant simultanément. Après cet exercice, plusieurs ont confié comprendre désormais l’importance d’avoir les deux yeux sur la route lorsqu’ils sont au volant.

En conclusion…

Pour beaucoup d’automobilistes, la conduite est une activité qui peut se faire en même temps que l’on vaque à d’autres occupations. Or, il n’en est rien. Conduire est une activité exigeante qui nécessite une grande concentration de la part du conducteur et c’est le seul moyen de demeurer à l’affût des obstacles et des manœuvres des autres automobilistes.

Le téléphone sonne alors que vous conduisez? Ne répondez pas. Laissez votre messagerie vocale le faire sécuritairement à votre place! Une seconde d’inattention peut briser plusieurs vies, dont la vôtre. Si vous tenez à répondre, assurez-vous de vous immobiliser d’abord en lieu sûr.


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