Un raton laveur, un chevreuil et même une moufette peuvent être mignons, mais pas quand ils retournent la pelouse, se régalent d’une haie de cèdres ou squattent le dessous du cabanon. Vous êtes aux prises avec des animaux sauvages nuisibles? De multiples astuces peuvent les tenir loin de votre maison ou de votre terrain.

Être moins accueillant pour avoir moins de visiteurs
La façon la plus simple et la plus efficace de ne pas être embêté par la présence d’animaux nuisibles est de ne pas les attirer. Comme ils recherchent avant tout le couvert et le gîte, on verra donc à être le moins hospitalier possible.

Les ordures ménagères sont la cible privilégiée des bêtes. La première mesure de découragement à adopter est sans contredit l’utilisation de poubelles dont le couvercle est verrouillable ou retenu par des élastiques de caoutchouc. Elles doivent aussi être solidement amarrées à la maison ou difficiles à faire basculer. Le lavage des poubelles à l’eau de Javel ou l’insertion de boules antimites (naphtaline) aura un effet répulsif.

Pour éliminer toute source de nourriture à l’extérieur, il faut aussi bannir celle destinée aux chiens, aux chats et aux oiseaux. Enfin, le potager ne doit pas être un buffet à volonté. Il faut le clôturer.

Par ailleurs, les bêtes iront explorer ailleurs si elles se butent le museau sur du grillage métallique rigide leur interdisant l’accès sous les balcons et cabanons. Ce grillage devrait :

  • avoir des mailles de 5 cm (2 po);
  • se prolonger dans le sol sur une profondeur d’au moins 15 cm (6 po);
  • être plié en « L », de manière à s’étendre vers l’extérieur sur 30 cm (12 po).

Il ne faut pas négliger les cheminées, un repaire apprécié des oiseaux, chauve-souris et rongeurs. Les capuchons grillagés spécialement conçus pour en couvrir l’ouverture sont les dispositifs les plus appropriés. Autres refuges classiques des petits animaux : les combles ou l’entretoit. Les arbres y étant des voies d’accès de prédilection, aucune branche ne devrait se déployer à moins de 3 m (10 pi) d’une maison.

Des informations pertinentes sur près d’une trentaine d’animaux susceptibles de causer des dommages sont colligées dans des fiches offertes sur le site Internet du Ministère des Ressources naturelles et de la Faune. De plus, vous trouverez d’autres trucs astucieux – et tout doux – pour tenir la petite faune à distance de la maison et du jardin dans la capsule-conseil de CAA-Québec intitulée « Ouste! Les petits animaux! ».

Capture et transfert : gare aux virus!
Il n’est pas rare que les techniques d’effarouchement et les moyens dissuasifs destinés à éloigner un animal sauvage ou à l’empêcher de causer des dommages échouent et qu’il faille le capturer.

L’opération consiste alors à piéger l’animal dans une cage en vue de le relâcher dans la nature. On peut louer ou acheter de telles cages dans la plupart des entreprises de gestion parasitaire et parvenir soi-même à capturer l’animal, mais il est fortement conseillé de confier cette tâche à une entreprise spécialisée reconnue.

Par la suite, l’animal ne doit pas être déplacé à plus d’un kilomètre du lieu de sa capture pour ne pas favoriser la propagation d’une maladie ou d’un virus dont il pourrait être atteint, par exemple la rage, même s’il n’en montre aucun signe. Dans un secteur coupé par un cours d’eau, il ne doit pas être remis en liberté sur l’autre rive.

Retenez qu’il importe d’éviter tout contact avec une bête sauvage ou sa salive. Si un contact se produit, la partie exposée doit être immédiatement nettoyée à grande eau avec un produit désinfectant et rincée à l’alcool à friction. Il est aussi recommandé de contacter Info-Santé en composant le 811 pour obtenir une évaluation du risque potentiel.

En dernier recours, l’empoisonnement et l’élimination au moyen d’un piège mortel ou d’une arme à feu peuvent être envisagés, en respectant les lois sur la conservation et la mise en valeur de la faune, sur les produits antiparasitaires et les pesticides ainsi que sur la qualité de l’environnement. Excepté en situation d’extrême urgence, un agent de protection de la faune doit être avisé avant d’entreprendre toute action de ce type.

Source : Ministère des Ressources naturelles et de la Faune
Ressource : Répertoire des bureaux régionaux de la Direction de la protection de la faune



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