Habiter un conteneur

Habiter un conteneur

Les maisons construites à partir d’anciens conteneurs ont un style inimitable et gagnent en popularité à travers la planète.

Que deviennent les conteneurs maritimes, lorsqu’ils sont mûrs pour être mis au rancart ? Après une quinzaine d’années de vie utile, le conteneur n’est plus assez solide pour le transport des marchandises, mais il convient bien à un usage résidentiel, explique l’architecte québécois Guillaume Lévesque qui a élaboré deux projets d’habitations-conteneurs : « Lorsqu’il est déclassé, le conteneur devient une ressource réutilisable solide, autoportante et au volume intéressant, à moins bien sûr qu’il n’ait transporté des matières toxiques. » Comment cette boîte peu hospitalière est-elle devenue maison ? « Je crois que les architectes et les ingénieurs aiment l’idée d’empiler des blocs pour créer un habitat », commente l’architecte.

D’abord utilisé en milieu arctique, souvent pour stocker du matériel, le premier conteneur habitable (Container City) a vu le jour dans un quartier voisin des docks de Londres au début des années 2000. Puis, à Amsterdam en 2004, on a construit à partir de ces boîtes métalliques 1 500 résidences universitaires, qui constituent à ce jour le plus important projet de ce type. Au Canada, outre une coopérative d'habitation érigée à Vancouver en 2013 et quelques résidences privées au Québec, la maison-conteneur en est à ses balbutiements. Cela n’empêche pas certaines entreprises de s’intéresser à cette nouvelle façon de construire. Est-ce économique ? Réellement écologique ? Adapté à notre climat? Les avis sont partagés.

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Par Chantal Lapointe

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