Dame Nature n’y est pas allée de main morte dans le Sud des États-Unis, laissant sur son passage de nombreuses victimes et faisant des ravages considérables. L’ouragan Harvey, 8e de la saison 2017 dans l’Atlantique, a semé la dévastation en plus de ralentir ou de carrément stopper les activités de nombreuses raffineries au Texas, comme à Corpus Christi et à Houston. Résultat: flambée des prix à la pompe. Pourquoi? Le Texas, c’est bien loin du Québec après tout…

Pourquoi le prix de l’essence aux États-Unis influence-t-il celui du Québec?

  • Il n’existe pas de marché «québécois» de l’essence. Le marché est continental. Ce qui se passe chez nos voisins se répercute chez nous.
  • Le marché de l’essence est hautement spéculatif et très réactif à différents phénomènes, dont la météo extrême.
  • L’industrie du raffinage a dû réduire ses activités. Que ce soit en raison de l’incapacité de faire fonctionner ses installations ou à cause des difficultés d’approvisionnement en pétrole à transformer, cela occasionne une baisse des réserves d’essence raffinée disponible aux consommateurs.
  • L’offre et la demande dans tout ça? La baisse des réserves n’influence pas la demande. Mais parce que nous sommes en période de rentrée et que la fête du Travail clôt la saison des grands déplacements au Canada et aux États-Unis, la demande est actuellement à la hausse. Moins de produits pour plus de demandes ont pour effet de donner à l’essence raffinée encore plus de valeur et donc de tirer les prix vers le haut.
  • Les dommages et conséquences d’Harvey ne sont pas totalement connus encore. Les conditions dans lesquelles l’ouragan aura laissé les raffineries et les pipelines auront un impact sur la hausse et la durée de la montée des prix de l’essence.
  • Si l’essence raffinée vaut plus cher, son coût d’acquisition pour les stations-service aussi. Ajoutez les taxes et les coûts de transport en plus de la marge de détail…

Ce qui est déplorable, c’est que ce sont les consommateurs qui doivent composer avec cette hausse d’un produit qui est pourtant un incontournable.

Comment épargner en période de hausse du prix de l’essence

  • On revoit ses habitudes de déplacement si possible, comme passer à l’épicerie en revenant du travail ou faire du télétravail si c’est permis pour limiter les déplacements au bureau.
  • On opte pour les transports en commun ou l’autopartage, par exemple.
  • On met de l’essence selon ses besoins à court terme, sans nécessairement faire le plein.
  • On suit l’évolution des prix à travers le Québec avec l’outil Info Essence sur le caaquebec.com.

Restons patients et consommons judicieusement en attendant!