Un siège d’auto pour enfant, ce n’est p­­­­as du bœuf haché, alors pourquoi une date d’expiration? Non, il ne se mettra pas à sentir mauvais comme de la viande périmée (quoique...), c’est plutôt une question de sécurité. Voici donc les 6 principales raisons pour lesquelles il est important de se départir d’un siège d’auto pour enfant après la date d’expiration et de l'apporter à CAA-Québec.

1.    Il pourrait devenir un banc… de parc!

Jusqu’à tout récemment, des dizaines de milliers de sièges pour enfants prenaient le chemin des dépotoirs après leur date d’expiration, qui est généralement de 6 à 12 ans après la fabrication. Depuis peu, le Centre de recherche et d’éducation à l’environnement régional (CRÉER) a trouvé une façon de les récupérer. Par exemple, le plastique est recyclé chez Produits Re-plast, près de Drummondville, et transformé en mobilier urbain comme des bancs de parc ou des tables de pique-nique. Autre exemple, les sangles sont transformées en accessoires pour animaux comme des laisses ou des harnais par P’tit Paw, à Saint-Hubert.

 

CAA-Québec a tellement aimé l’idée que l’organisme a décidé de donner un coup de main en ouvrant deux points de collecte. Voici donc les endroits où toute la population peut venir laisser des sièges d’auto pour enfants expirés, entre 8h et 16h:

  • 2380, rue Notre-Dame Ouest, Montréal
  • 8000, rue Armand-Viau, suite 500 (sonner Entrepôt et Courrier) Québec

2.    Ça peut être carrément illégal de le vendre!

C’est le cas pour les sièges construits avant le 1er janvier 2012, parce que ceux-ci ne sont plus conformes aux normes minimales de Santé Canada. Il est strictement interdit de les prêter, de les vendre ou de les donner, même à une œuvre de bienfaisance, même dans une « vente de garage ».

3.    Le plastique s’affaiblit avec les années

L’été, l’intérieur de la voiture est comme un four et aussi bien dire que votre siège d’auto cuit. Et il gèle en hiver. Après quelques années d’exposition au soleil et aux températures extrêmes, le plastique en prend pour son rhume et la faiblesse peut compromettre la sécurité du siège en cas d’impact.

4.    Les tissus en ont beaucoup enduré

Pensez aux aliments, boissons, nettoyants et autres fluides que vous y avez retrouvés… Facile d’imaginer que les sangles se fragilisent avec le temps.

5.    Étiquettes décollées, papiers perdus, etc.

Dans un contexte de revente, il devient difficile de connaître l’historique du siège. Souvent, les étiquettes ne sont plus lisibles, on ignore si le siège a déjà été accidenté et les manuels d’instruction ont été égarés. Quand on sait que la moitié des sièges ne sont pas installés de façon sécuritaire… un manuel d’instructions est particulièrement utile. On peut d’ailleurs faire vérifier son installation gratuitement auprès d’experts dans les centres de vérification de sièges d’auto pour enfants.

6.    Profiter de l’évolution technologique

Les normes et les technologies évoluent, de sorte que les sièges sont de plus en plus sécuritaires. À l’inverse, un vieux siège n’aura pas les plus récentes avancées dans le domaine. Par exemple, des sièges récents ont des dispositifs de ralentissement progressif de la force d’impact, des protecteurs d’impact latéraux, des dispositifs qui redirigent la force d’impact vers le bas au lieu de l’avant, etc. Certains auront même, bientôt, des coussins gonflables!

En terminant, rappelons qu’un siège d’auto en bon état et correctement installé réduit jusqu’à 70% les risques de décès et de blessures graves lors d’un accident de la route.

Nos agents des services-conseils automobiles sont des experts en la matière et sont au courant de toutes ces avancées technologiques. N’hésitez pas à les contacter! 1 888 471-2424.