Magasiner de l’assurance, disons-le, n’est pas l’activité la plus trépidante. Mais négliger cette corvée peut être lourd de conséquences. Les factures de soins médicaux peuvent coûter un bras, vous gâcher un voyage, et même le suivant.  Voici 10 gaffes à éviter.

1- Pas besoin d’assurance; je suis jeune et invincible.

Ah bon… Parce que la dernière fois qu’on a vérifié, l’exécrable tourista, les mauvaises chutes en randonnée ou les violents empoisonnements alimentaires, ça n’arrivait pas qu’aux vieux. Et puisque t’es jeune et fringant, ton assurance ne te coûtera pas un bras. Ne pas en avoir, par contre, pourrait t’en coûter deux!

Selon le plus récent sondage de CAA-Québec sur les intentions de vacances, « pas moins de 12 % des voyageurs partiront cet été sans assurance voyage et la proportion monte à 24 % chez les 18-24 ans », regrette Suzanne Michaud, vice-présidente assurances chez CAA-Québec. « Jeune ou pas… un ennui de santé ou un accident peut arriver à tout le monde et les frais médicaux peuvent facilement atteindre des milliers de dollars, ajoute-t-elle, de quoi se priver de voyager pendant des années! ».

2- Je peux faire n’importe quoi, je suis couvert!

Non. Ici, jeune ou pas, c’est pareil. Le deltaplane, l’escalade, le bungee, le parachute et bien d’autres sports « extrêmes », même proposés par l’hôtel, incluant l’observation des petits poissons jaunes avec un tuba, font souvent partie des exclusions. Idem pour l’abus d’alcool. Voici quelques explications.

3- Pas besoin d’assurance voyage ailleurs au Canada.

Désolé, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) ne couvre pas tout. C’est vous qui payez pour le transport par ambulance, la chambre d’hôpital individuelle, les autres professionnels, alouette! Par ailleurs, la RAMQ couvre les frais médicaux d’urgence ailleurs au Canada, mais elle rembourse selon ses propres tarifs. Si les soins coûtent plus cher… oui, vous avez compris. Dans un exemple donné par la RAMQ, un Québécois qui s’est cassé le fémur en Ontario a réclamé des services professionnels de 928 $, mais la RAMQ ne lui a remboursé que 422 $.

4- Tout miser sur la carte de crédit.

Il est possible que ça convienne. Si c’est le cas, dormez tranquille et bon voyage! Mais 47 % des gens négligent de s’informer avant leur départ, selon l’Association canadienne de l’assurance voyage. En fait, les assurances de cartes de crédit proposent souvent des couvertures limitées et viennent parfois avec des exclusions ou des conditions telles que ne pas avoir de compte en souffrance sur ladite carte. Souvent, il faut aussi payer le voyage en entier avec sa carte, sans quoi l’assurance n’est pas valide.

5- Mes enfants sont sur mes assurances.

Oui, mais pas les « tanguys »! Souvent, l’âge limite est de 18 ans ou encore de 24 ans si votre grand ou votre grande est aux études à temps complet. Mieux vaut vérifier avant de partir, et tant qu’à y être, posez donc aussi la question pour votre nouvelle blonde ou chum? Là aussi, les conditions varient.

6- Acheter les yeux fermés.

Il faut magasiner. L’assurance que vous vous apprêtez à acheter vous couvre-t-elle pour toute la durée de votre voyage? À l’endroit où vous allez? Y a-t-il des exclusions pour l’âge ou certaines conditions médicales? Votre douce moitié est-elle incluse? Vos rejetons? Qu’en est-il de l’annulation et de l’interruption de voyage? Voici une grille pour mieux savoir ce qu’on devrait demander, à utiliser également pour évaluer l’assurance voyage comprise dans vos assurances collectives.

7- Partir longtemps sans prendre de précautions.

Vous devez aviser vos assurances habitation lorsque vous partez en voyage pour une période prolongée, et plusieurs oublient. Il faudra aussi demander au beau-frère, qui ne reste pas loin (ou toute personne de confiance), de venir faire un tour de temps en temps.

8- 1 000 000 $, c’est en masse!

Plusieurs croient qu’une couverture de 1 million de $ en responsabilité civile sur son contrat d’assurance auto peut suffire. En fait, au sud de la frontière, 1 000 000 $, c’est 750 000 $. Imaginez un accident de voiture, avec plusieurs personnes blessées qui vous réclament les frais… Non, 750 000 $, ce n'est pas tant que ça.

9- Mes assurances couvrent la voiture louée.

Ça se peut, mais peut-être pas en Italie ou au Mexique! La plupart des contrats d’assurance auto vendus au Québec ne vous couvrent qu’au Canada et aux États-Unis. Par contre, chez nos voisins du Sud, votre assurance auto ou encore votre assurance de carte de crédit pourraient très bien suffire. Vérifiez et apportez une preuve. Ainsi, au comptoir du locateur, vous pourrez refuser avec confiance les onéreuses assurances qu’on vous proposera, sans égard à l’intensité de la crise que le préposé est susceptible de vous offrir.

10- Une assurance complémentaire, ça complète.

Plusieurs polices d’assurance voyage ne vous couvrent que pour une période limitée. Pour économiser lors de voyages plus longs, certains auront recours à une assurance complémentaire. Il faut cependant savoir que cette dernière pourrait refuser de vous dédommager pour les suites d’un ennui de santé survenu dans la première partie de voyage. Prendre l’assurance avec la même compagnie peut parfois faciliter les choses. Plus de détails dans notre site Web.