Imaginez : sur une période de 20 ans, un ménage nord-américain aura à se départir en moyenne de 68 produits électroniques! Plus précisément, il s’agira de 10 ordinateurs, 20 téléphones cellulaires, 7 téléviseurs ainsi que d’une panoplie de lecteurs vidéo, CD, DVD, répondeurs téléphoniques et imprimantes… sans oublier les innombrables piles que ces appareils auront consommées.

Un cocktail toxique dans l’électronique
Cette estimation ne devrait laisser personne indifférent. Pourquoi? Parce que la majeure partie de ces produits aboutissent dans un site d’enfouissement, en dépit du caractère dangereux de plusieurs métaux lourds et retardateurs de flammes dont ils sont constitués. Au nombre des substances qui représentent des risques connus pour la santé humaine et l’environnement figurent le plomb, le cadmium, le béryllium et le mercure, ainsi que les produits bromés réducteurs d’inflammabilité que contiennent les matières plastiques des appareils.

Explosion de la consommation
Cette réalité est d’autant plus inquiétante que le nombre d’appareils électroniques ne cesse d’augmenter, en raison notamment de la baisse de leur coût d’achat. À titre d’exemple, les ventes mondiales d’ordinateurs se chiffrent à 130 millions d’unités par année. Seulement au Québec, ce sont plus de 769 000 téléviseurs qui ont été mis sur le marché en 2008, et près de 1,5 million de téléphones avec ou sans fil.

Remplacements de plus en plus fréquents
Parallèlement à cette multiplication des produits, leur constante et rapide évolution a pour effet d’en réduire la durée de vie. Celle-ci s’établit en moyenne à 3,5 ans (moins de 2 ans pour le téléphone cellulaire!). Il s’ensuit malheureusement qu’au Québec, en 2010, 11 000 tonnes de produits électroniques – provenant uniquement du secteur résidentiel – ont été acheminées vers des sites d’enfouissement.

Des dizaines de millions de piles à la poubelleLe portrait n’est guère plus reluisant en ce qui concerne les piles. En 2007, ce sont près de 162 millions de piles grand public qui ont été vendues au Québec, une colossale augmentation de 52 % par rapport à 2004. Bien que ces produits aient des propriétés corrosives et qu’ils s’ajoutent eux aussi au redoutable cocktail de mercure, de plomb et de cadmium, leur taux de récupération n’excédait pas 6 % en 2008. La lumière (verte) au bout du tunnelPour sensibiliser les consommateurs et les amener à adopter des habitudes de mise au rebut plus respectueuses de l’environnement, RECYC-QUÉBEC a lancé deux programmes visant la récupération de ces matières résiduelles hautement nocives :

Programme visant les produits électroniques

  • Objectif de récupération globale de 40 % (25 % pour les cellulaires et les téléphones).
  • Points de dépôt : écocentres de Montréal, de Québec, de Sherbrooke, de Lévis et de Rimouski ainsi que 70 succursales de Bureau en gros
  • Plus d’information à l’Association du recyclage des produits électroniques (ARPE-Québec – www.recyclermeselectroniques.ca), qui peut fournir la liste des lieux de récupération pour chaque municipalité régionale de comté (MRC).

Programme concernant les piles

  • Objectif de récupération de 20 % pour les piles non rechargeables et de 25 % pour les piles rechargeables.
  • 900 points de dépôt : les écocentres de partout au Québec, Rona, Canadian Tire, La Source, Bureau en gros, Batteries Expert, Future Shop, Sears, Centre du rasoir.
  • Plus d’information à la Société de recyclage des piles rechargeables du Canada (www.appelarecycler.ca).



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