CAA-Québec - Revêtements de planchers

Les meilleurs revêtements de plancher performent sur toute la ligne. Ils sont à la fois bons pour votre maison, pour vous et pour la planète. Pour décrocher cette triple couronne, une condition s’impose : ils doivent être écolos et produits dans un cadre de développement durable.

Certaines caractéristiques doivent absolument être réunies pour qu’un revêtement de plancher se distingue concrètement à ce chapitre. On doit par exemple pouvoir l’entretenir facilement, le réparer et, au besoin, le remettre à neuf. En fin de vie utile, il faut avoir la possibilité de récupérer et recycler le matériau dont il est fait. Au pire, celui-ci devrait être biodégradable.

De plus, ce matériau s’avèrera des plus écologiques s’il s’agit d’une ressource naturelle locale et renouvelable, que son prélèvement et son usinage ont été peu énergivores et qu’il n’est pas toxique.

Le bois : premier de classe

Au Québec, le bois est sans conteste le champion toutes catégories des matériaux de plancher « verts ». À condition, bien sûr, qu’il s’agisse d’un produit local certifié FSC, un sceau attestant qu’il provient d’une forêt gérée écologiquement. Les lames de plancher en bois franc massif qui affichent ce profil ont toutes les qualités d’un revêtement de plancher écolo et durable.

L’arrivée du plancher verni en usine et l’élaboration de vernis au latex performants ont permis d’atténuer considérablement l’effet nocif des polluants (COV) générés par les finis des planchers de bois. De leur côté, les finis huilés permettent d’éliminer tout sablage ultérieur à la pose, ce qui rallonge encore l’espérance de vie du plancher.

Mais attention aux pièges du marché, prévient Emmanuel B. Cosgrove, directeur d’ÉCOhabitation et évaluateur senior LEED Canada pour les habitations. « Du chêne ou du merisier d’ici qui a fait le détour par la Chine avant d’aboutir sur nos étalages, c’est loin d’être écolo. La simple mention “bois du Québec” ne suffit pas. Il faut vérifier si le produit a été fabriqué ici. Ça doit être écrit sur la boîte! »

Les planchers de bois d’ingénierie représentent aussi une option fort écologique pour les Québécois. La forêt est en effet beaucoup moins sollicitée pour la fabrication de ce type de revêtement qui ne réclame qu’une mince couche de bois franc en surface. Il va de soi que ces lames peuvent supporter un moins grand nombre de sablages que celles en bois massif. On doit toutefois se méfier de l’emploi de contreplaqué d’importation et les émissions de COV des colles utilisées dans les couches inférieures de ces produits, souligne M. Cosgrove.

Bois exotique et bambou

M. Cosgrove estime par ailleurs que le « bois tropical (essences exotiques) n’a pas sa place au Québec » et que « le voyagement n’est jamais la force d’un produit ». Il a néanmoins quelques bons mots pour le bambou, une plante à renouvellement rapide qui offre un fini très dense et durable. Cette appréciation n’est pas étrangère au fait que le marché offre maintenant du plancher de bambou certifié FSC et sans colle formaldéhyde (COV).

Linoléum et liège : des « naturels »

Par ailleurs, nul ne sera surpris de voir le linoléum et le liège se démarquer du lot des revêtements de plancher passés sous la loupe écolo.

Constitué d’une pâte formée d’huile de lin et de fibre de bois ou de liège et collée sur du jute, le « lino » est un produit naturel dont la durabilité ne s’est jamais démentie au fil du temps. Très résistant à l’usure, il est réputé pour ses propriétés antiallergènes et antibactériennes.

Pour sa part, l’écorce renouvelable du chêne-liège est depuis des siècles une essence de revêtement de sol aux multiples propriétés écologiques. Chez ÉCOhabitation, on recommande au consommateur de s’assurer que le produit sélectionné est bel et bien composé de liège et non d’un substitut à base de plastique.

Il est à retenir que les indésirables COV peuvent faire ombrage aux vertes vertus de ces deux produits, notamment quand ils sont laminés et fixés à une base en fibres de bois à haute densité (HDF) pour une installation en mode plancher flottant.

Céramique et pierre

Finalement, la résistance et la durabilité exceptionnelles de la pierre et des carreaux de céramique ne sont plus à établir. La recherche d’un produit sain passe cependant par le choix des colles, coulis et scellants utilisés pour la pose et les finis : ils doivent avoir une faible teneur en COV.

Un bémol pour la céramique : sa facture d’énergie grise, qui équivaut à la somme de toutes les énergies requises pour la fabrication et la commercialisation du produit, est élevée. Les pierres offrent pour leur part l’avantage d’être les seuls matériaux de carrelage pouvant être de fabrication locale.

On ne s’étonnera évidemment pas de l’absence des produits issus de l’industrie de la pétrochimie au sein de ce palmarès écologique.

Remerciements à Emmanuel B. Cosgrove, directeur d’ÉCOhabitation et évaluateur senior LEED Canada pour les habitations, pour sa contribution à ce document

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