Habitation - Trucs et conseils - Maison sans poussière ni... contaminants


Nous passons, en moyenne, plus de la moitié de notre temps dans la maison. Au fil des jours, au cours de nos activités quotidiennes, nous transportons et nous produisons toutes sortes de particules et de débris : saletés de l’extérieur, particules de peau, de tissu, résidus alimentaires, fumée de tabac, etc. Nous accumulons de plus une multitude de produits plus ou moins nocifs sur nos tablettes : aliments périmés, peinture, nettoyants, médicaments, etc.

Nous générons aussi, bien souvent sans nous en rendre compte, une forte quantité d’humidité, en prenant un bain, en faisant la lessive ou la vaisselle, en cuisant les aliments ou, encore, simplement en transpirant. Un taux d’humidité mal contrôlé dans une maison risque d’entraîner la formation de moisissure, ce qui peut causer du tort au bâtiment et, surtout, avoir des effets pervers sur la santé de ceux qui y vivent.

Les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant d’allergies sont les premiers affectés par l’accumulation de poussière, de moisissure et par la formation de bactéries. Selon Statistique Canada, le taux d’asthme chez les enfants de moins de 15 ans a quadruplé en 20 ans. Cette hausse est principalement due à la pollution biologique et chimique de l’air intérieur.

Le contrôle de l’humidité et des polluants chimiques et biologiques est primordial pour assurer aux siens un environnement sain et une bonne qualité de l’air ambiant. On devrait s’en préoccuper tout au long de l’année, mais le ménage du printemps est l’occasion choisie d’y faire encore plus attention, en vérifiant partout s’il y a des traces d’eau, des cernes, des mauvaises odeurs, des signes de moisissure et d’accumulation de poussière, y compris dans les systèmes de ventilation.

Les polluants chimiques
Il faut inspecter toutes les pièces et répertorier tous les produits ménagers comme les détersifs, les solvants, les peintures, les colles et les pesticides, de façon à s’en défaire s’ils ne servent plus ou à les ranger dans un endroit bien ventilé et loin des pièces où l’on dort. Tous ces produits peuvent causer des symptômes tels que fatigue, maux de tête, nez bouché, irritation des sinus et troubles respiratoires.

Les polluants biologiques
Il faut faire disparaître les polluants biologiques comme la poussière, les acariens proliférant dans la poussière de la maison, la moisissure, les pellicules et la salive d’animaux de compagnie, les insectes et les bactéries.

La moisissure
C’est souvent pendant la saison froide que la moisissure se forme, sous l’effet combiné d’une ventilation médiocre, d’une piètre isolation, d’un chauffage inadéquat et, bien sûr, d’un mauvais contrôle de l’humidité. On sait que certains types de moisissure sont toxigènes, c’est-à-dire que leurs effets nuisibles dépassent leurs effets bénéfiques. Il faut donc prendre des précautions durant le nettoyage. L’eau de Javel tue efficacement la moisissure. Cependant, il faut être prudent et bien ventiler la pièce où on l’utilise, parce que le chlore qu’elle contient est un puissant irritant pulmonaire.

Comme la moisissure produit des spores qui, dans l’air sec, peuvent se déplacer vers des lieux plus favorables à leur développement, on doit être minutieux et l’éliminer entièrement. Un bon nettoyage – lavage, rinçage et séchage à l’aide d’une source de chaleur – peut venir à bout d’un petit problème de moisissure. Pour des problèmes plus graves, il vaut mieux consulter un spécialiste.

La poussière
Pour diminuer les particules en suspension dans l’air que nous respirons, il faut enlever la poussière. Combinée à l’humidité, la poussière favorise la prolifération d’acariens, ces petits parasites qui provoquent chez certaines personnes des irritations cutanées et des problèmes respiratoires. Le lavage de la literie, draps, taies d’oreiller, couvertures et couvre-lits, aide à se débarrasser de la poussière et des acariens.

On doit d’abord procéder à un époussetage général. Un bon aspirateur muni d’un filtre de qualité est efficace contre les particules les plus grosses. Le lavage des murs et des planchers permet ensuite d’éliminer la poussière plus fine, ainsi que les bactéries qui peuvent proliférer dans les endroits humides.

Le nettoyage des tapis, des moquettes et des meubles recouverts de tissus fait aussi partie du grand ménage, surtout s’ils n’ont pas été nettoyés depuis un bon moment.

Les conduits de ventilation et de chauffage devraient aussi être inspectés, particulièrement ceux des maisons où vivent des animaux domestiques. C’est aussi le moment de changer ou de laver les filtres de vos appareils de chauffage, des purificateurs d’air, des climatiseurs et des échangeurs d’air.

Comme vous le voyez, l’air qui circule à l’intérieur de la maison est un facteur important de notre état de santé. Pour mieux vivre, adonnons-nous au grand ménage du printemps. C’est l’occasion d’éliminer les matières contaminantes indésirables de notre environnement immédiat et d’offrir de l’air sain à nos proches. Pensez à votre qualité de vie!



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