Habitation - Trucs et conseils - Électroménagers défectueux : réparer ou remplacer?

Pour débuter la journée, il y a mieux qu’une bouffée d’air tiède ressentie en ouvrant la porte du réfrigérateur; il y a aussi des manières plus apaisantes de la terminer qu’en retrouvant la lessive encore toute mouillée au terme du cycle de séchage... Sans compter qu’à cette contrariété s’ajoute le spectre de la facture de réparation ou, pire encore, de remplacement de l’appareil.

Et s’il ne s’agissait que d’une banalité?
Quelle frustration, en effet, d’avoir à payer un réparateur qui n’aura même pas eu à franchir le seuil du vestibule pour redonner vie à votre appareil! À la seule vue d’un jouet d’enfant, il vous aura suggéré d’aller vérifier si la roulette de contrôle de la température n’aurait pas été déréglée par de petites mains fouineuses…

Vous connaissez les classiques du même genre :

  • la porte du réfrigérateur ou du congélateur maintenue légèrement entrouverte
    par un produit déplacé ou un tiroir mal poussé;
  • le fusible grillé sur le panneau des commandes de la cuisinière;
  • le conduit d’évacuation de la sécheuse obstrué ou écrasé; 
  • la touche de sélection mal enfoncée sur la laveuse… 

Sans oublier la championne toutes catégories : la rupture de courant sur un circuit du panneau de distribution électrique. En pareilles situations, la facture qui fait grimacer peut être évitée par une simple consultation du manuel d’instructions du fabricant, où on propose habituellement une vérification par étapes en cas de panne. Si l’appareil s’avère vraiment « malade » au terme de cet exercice, il faudra alors vous tourner vers un spécialiste.

Des réparateurs en formation continue
Le Comité sectoriel de la main-d’œuvre de l’industrie électrique et électronique a développé une norme professionnelle approuvée qui lui permet, depuis juin 2005, de certifier la compétence des réparateurs ayant réussi des examens théoriques et pratiques. C’est que la technologie moderne a rendu les électroménagers très complexes à réparer : les commandes électromécaniques ont cédé le pas aux plaquettes électroniques et les modèles changent tous les deux ou trois ans, sans compter que les « électros » européens haut de gamme, encore plus sophistiqués sur les plans du design et des composantes, gagnent en popularité. Le diagnostic en cas de dérèglement ou de bris n’est donc plus chose simple. Il n’est plus possible d’apprendre ce métier-là sur le tas. La formation ou le recyclage est aujourd’hui incontournable.

À qui faire appel? La très grande majorité des réparateurs oeuvrent pour leur propre compte; les autres sont employés par le service de réparation d’un détaillant d’appareils neufs ou usagés ou d’un fabricant, ou encore par un réparateur agréé par ce dernier. Peu importe qui vous appellerez à la rescousse, la Loi sur la protection du consommateur prévoit un même protocole.

Une évaluation écrite s.v.p.
Si le coût de la réparation est supérieur à 50 $ et que l’appareil défectueux est une cuisinière, un réfrigérateur, un congélateur, un lave-vaisselle, une laveuse, une sécheuse, un four à micro-ondes, un appareil de climatisation ou un déshumidificateur , une évaluation écrite devra vous être fournie avant tout travail (il est possible d’y renoncer par un écrit signé et rédigé entièrement de votre main). À moins d’un avis préalable, aucuns frais ne peuvent être exigés pour cette évaluation. À partir du moment où l’évaluation est acceptée, le réparateur doit s’y conformer.

Une fois les travaux réalisés, une facture officielle doit être produite, et la nature des réparations effectuées ainsi que le prix des pièces neuves, usagées ou remises à neuf installées doivent y être détaillés. La date à laquelle l’appareil a repris vie dans votre demeure doit également être inscrite sur cette facture. La garantie légale de trois mois sur les pièces et la main-d’œuvre prend effet à compter de cette date, comme le précise l’Office de la protection du consommateur sur son site Internet.

Non réparable, mais assurément récupérable
Advenant qu’il s’avère impossible ou qu’il ne vaille pas le coup (et surtout le coût!) de réparer un appareil, il faudra vous en départir.

Bien sûr, les municipalités offrent un service de collecte des déchets encombrants. Il semble toutefois que neuf fois sur dix, les vieux « électros » aboutissent ailleurs que dans un site d’enfouissement. Il faut savoir que la plupart des détaillants d’appareils neufs ou usagés acceptent de les reprendre pour les disséquer : certaines pièces pourront servir au reconditionnement d’autres appareils. D’autre part, les entreprises de recyclage et les ressourceries ne demandent rien de mieux que de leur offrir une deuxième vie.

Les répertoires suivants vous permettront de localiser les entreprises de ce type dans votre région :

 

Doublement payant, l’économie d’énergie!
Si votre appareil doit être remplacé, il y a tout à gagner à opter pour un « électro » à haute efficacité énergétique homologué ENERGY STAR. Son coût de fonctionnement sera beaucoup moins élevé, car les appareils de réfrigération de 10 ans et plus consomment jusqu'à 4,8 fois plus d'énergie qu'un appareil neuf homologué Energy Star.

Par ailleurs, de tels appareils permettront des économies très appréciables tout au long de leur durée de vie, soit de 10 à 21 ans selon le type d’appareil. Ainsi, les réfrigérateurs homologués ENERGY STAR consomment de 15 à 20 % moins d’énergie que la norme canadienne sur le rendement énergétique minimum. Quant aux laveuses, elles réclament jusqu’à 50 % moins d’énergie et de 35 à 50 % moins d’eau!

Un appareil électroménager qui faillit à la tâche, ce n’est jamais agréable. Tant qu’à changer, changez pour le mieux : mieux pour vous, mieux pour votre portefeuille et mieux pour l’environnement.

Sources :



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